Prime d’activité: un « coup de jeune » bienvenu pour la presse

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La nouvelle prime d’activité pour les travailleurs pauvres est plutôt bien accueillie par la presse qui salue la simplification du dispositif, détaillé la veille par le gouvernement, tout en rappelant que la priorité reste la lutte contre le chômage.

La prime d’activité, qui remplacera en 2016 la prime pour l’emploi (PPE) et le RSA-activité, pourrait bénéficier à quatre à cinq millions de salariés aux revenus modestes.

« Dans un pays qui compte plus d’une centaine d’aides sociales différentes et des dizaines d’exonérations fiscales à destination des plus démunis, l’idée de simplifier plusieurs aides en les réunissant est bonne », estime Nicolas Beytout dans L’Opinion.

Le quotidien économique Les Echos, sous la plume de Solveig Godeluck, y voit « un sacré coup de jeune pour le dispositif d’aide aux travailleurs pauvres », les 18-25 ans pouvant y prétendre à l’inverse du RSA activité.

Dotée d’un budget de 4 milliards d’euros par an, la mise en place de la nouvelle prime n’est « pas simple pour le gouvernement », souligne Catherine Gasté dans Le Parisien/Aujourd’hui en France. « Il s’agit de montrer qu’il a engagé la croisade contre les inégalités et la pauvreté mais, déficits obligent, sans crédits supplémentaires… »

L’enjeu pour le couple exécutif Valls/Hollande est rappelé par plusieurs éditorialistes.

« Les gouvernements successifs se sont cassé les dents sur le sujet », note Patrice Chabanet du Journal de la Haute-Marne, qui rappelle que « la traduction politique apparaît dans les sondages et les élections: essor des votes extrémistes et de l’abstention ».

Et à moins de trois semaines des élections départementales « que les sondages prédisent comme quasi cataclysmique pour la gauche, il faut bien trouver des ficelles – des cordes – auxquelles se raccrocher pour tenter de sauver ce qui peut l’être encore », analyse Stéphane Siret dans Paris Normandie.

D’où ce « constat, qui n’a rien de rassurant », dressé par Raymond Couraud dans L’Alsace : « les plans gouvernementaux sont destinés à partager la pauvreté plus qu’une richesse aux abonnés absents ».

« Une prime d’activité, c’est bien, l’accès à l’emploi, c’est mieux », insiste pour sa part Thierry Kuhn, président d’Emmaüs France dans un entretien à L’Humanité.

« Et tant que ce paramètre-là ne s’inversera pas durablement et profondément, le traitement social des précaires ne sera en attendant qu’une gestion de la pauvreté », renchérit Bernard Stéphan dans La Montagne/Centre France.

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