Valls: l’extrémisme islamiste et l’extrême droite « deux dangers qui se nourrissent l’un l’autre »

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L’extrémisme islamiste et l’extrême droite sont deux « dangers majeurs pour la République » qui se « nourrissent l’un l’autre », a affirmé le Premier ministre, Manuel Valls, mardi lors d’un déplacement consacré à l’islam de France à Strasbourg.

« Il ne faut pas se cacher des défis auxquels nous faisons face. La montée des populismes, la montée de l’extrême droite, en Europe et dans notre pays, s’alimentent bien sûr aussi de la montée du jihadisme, du terrorisme, et de l’extrémisme radical », a déclaré le chef du gouvernement, venu à l’université de Strasbourg afficher son soutien à des cursus consacrés à la laïcité et à l’islamologie.

« Au fond ces deux extrémismes se nourrissent l’un et l’autre et représentent un danger majeur pour notre démocratie, notre société et notre vivre ensemble », a estimé le Premier ministre dans un discours.

« Je suis parfois étonné, indigné, par le fait qu’on n’en prenne pas suffisamment conscience », a poursuivi M. Valls, à l’offensive ces derniers jours contre un Front national en bonne position pour les élections départementales.

« La seule réponse, la seule, à ces deux dangers qui se nourrissent l’un de l’autre (…) c’est la République. La seule réponse, c’est la laïcité, c’est l’éducation, c’est l’université, c’est le savoir, c’est l’intelligence, c’est la capacité de vivre ensemble », a-t-il poursuivi.

« Sinon notre projet, notre projet national, sera mis en cause », a continué Manuel Valls.

Le Premier ministre, qui plus tôt dans la matinée avait déjà affiché son souhait de s’attaquer à tout ce qui « retarde » l’islam de France, a plaidé pour que les imams suivent des formations, « indispensables » voire « obligatoires » selon lui, en matière de laïcité et de droit.

« Il faut des aumôniers et des imams français, francophones, qui apprennent le français qui aiment la France. Et qui adhèrent à ses valeurs. Et aussi des financements français », a-t-il dit.

Quant aux formations, « c’est un passage qui doit devenir incontournable, je devrais presque dire obligatoire », pour les aumôniers ou les imams formés à l’étranger.

En revanche, « il faut être très clair: l’Etat ne s’occupera pas de théologie. Il n’y aura pas de loi, il n’y aura pas de décret, pas de circulaire pour dire ce que doit être l’islam. Il n’y aura pas de tutelle, pas de privilège particulier. Jamais l’Etat ne prendra le contrôle d’une religion, d’un culte », a-t-il assuré.

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