Les termes du contrat du lycée musulman Averroès « globalement respectés » (rectorat)

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Le rectorat de Lille a estimé vendredi sur la base d’un rapport d’inspection que le lycée musulman lillois Averroès, accusé par un enseignant démissionnaire de diffuser des idées islamistes, respectait « globalement » les termes de son contrat avec l’État.

« Le statut et la place du religieux dans l’établissement » devront cependant être « clarifiés » sur « certains points », ajoute le rectorat dans un communiqué.

Un professeur de philosophie du lycée, Soufiane Zitouni, avait publié le 6 février une tribune dans le quotidien Libération intitulée « Pourquoi j’ai démissionné du lycée Averroès », dans laquelle il dénonçait la diffusion « d’une conception de l’islam qui n’est autre que l’islamisme » ainsi qu’une montée des propos antisémites dans la bouche des élèves.

Cette charge avait poussé l’établissement à porter plainte le 14 février contre l’enseignant pour diffamation, mais avait aussi entraîné l’ouverture d’une mission d’inspection du lycée par le rectorat pour « vérifier le respect des termes du contrat d’association signé avec l’État ».

L’inspection a eu lieu le 11 février et son rapport a été remis le 13. « Il appert de celui-ci que les termes du contrat de l’établissement avec l’État sont globalement respectés », déclare vendredi dans un communiqué le rectorat de Lille.

« Il convient néanmoins, sur certains points, de clarifier le statut et la place du religieux dans l’établissement », indique le rectorat, qui fait plusieurs préconisations au lycée musulman dont la mise en place d’instances de régulation tels un conseil pédagogique et un comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté.

Le rectorat préconise également de « dissocier plus clairement les instances de l’association Averroès de celles de l’établissement » et de « lever les ambiguïtés entre l’enseignement de la philosophie et le cours optionnel d’éthique religieuse », peut-on lire dans le communiqué.

La direction du lycée Averroès s’est pour sa part félicitée vendredi des conclusions du rapport académique.

L’inspection académique « n’a relevé aucun fait d’antisémitisme, de radicalisation ni d’atteinte aux principes et aux valeurs de la République », a-t-elle souligné dans un communiqué, ajoutant que « l’inspection désavoue totalement les accusations graves et infondées proférées par le professeur de philosophie ».

L’enseignant a rencontré vendredi les représentants du rectorat « pour clarifier sa situation administrative », selon le communiqué du rectorat qui ne donne toutefois pas plus de précision sur ladite situation.

Joint par l’AFP, le professeur n’a pas souhaité faire de commentaires.

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