Le Guen « choqué » que le groupe GDR vote la censure, concède un manque de « pédagogie » aux frondeurs

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Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, s’est dit « choqué » que le groupe GDR (communiste-Front de Gauche) à l’Assemblée vote la motion de censure UMP-UDI contre le gouvernement et concède un manque de « pédagogie » à l’égard des socialistes frondeurs.

« Il ne suffit pas simplement que l’extrême gauche vote avec la droite pour que ça fasse une politique pour le pays », a déclaré sur RTL M. Le Guen, « choqué » de cette décision « historique ».

Quant aux nombreux députés socialistes dont le vote risquait de manquer pour faire voter la loi Macron, finalement adoptée avec l’article 49-3, alors que l’opposition du groupe GDR était connue, « peut-être que la pédagogie n’a pas été suffisamment faite. Mais je me demande ce qu’il faut pour qu’un certain nombre de gens à gauche comprennent la réalité du pays », a dit le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement.

Mais « quelle est l’alternative à la gauche aujourd’hui? Ce n’est pas la gauche de la gauche. C’est au mieux, si j’ose dire, une droite qui n’a pas de projet et qui est dans l’autoritarisme, mais plus vraisemblablement, on a vu ce qui s’est passé dans le Doubs, l’extrême droite », a plaidé M. Le Guen.

Se référant toujours à l’élection législative partielle dans le Doubs, qui a vu l’élection du candidat socialiste face au FN au second tour, M. Le Guen a lancé: « Que fait-il comme score, M. Mélenchon? Que fait-elle comme score Mme Duflot? Elle fait des scores minuscules qui n’ont d’autre objet que de nous faire prendre le risque de ne pas être qualifié au second tour et que ce soit l’extrême droite ou la droite qui soit élue. Voilà la politique de M. Mélenchon et de Mme Duflot ».

« Il n’y a pas d’alternative républicaine aujourd’hui à ce que fait le gouvernement de Manuel Valls et de François Hollande. Si la gauche n’est pas capable de se dépasser pour porter la République » et « d’assumer ces mutations dans un esprit de justice, alors d’autres le feront à notre place mais ce ne sera pas la gauche de la gauche », a-t-il insisté.

Alors que « la République est en cause aujourd’hui », « il y a une perte de repères dans la gauche de la gauche qui est totale », selon M. Le Guen.

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