Rythmes scolaires à Marseille: les parents devront participer financièrement

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Les parents marseillais seront mis à contribution la rentrée prochaine pour le financement des activités périscolaires, après la mise en place chaotique des rythmes scolaires, selon un rapport du conseil municipal adopté lundi.

Les parents des 445 écoles de la ville paieront jusqu’à 2 euros par semaine, une proportion importante bénéficiant cependant de demi-tarif ou de la gratuité totale, selon ce rapport.

« Pour simplifier les choses, nous reprendrons les mêmes barèmes que pour les cantines scolaires: sur 51.000 enfants, 21.000 paient demi-tarif ou bénéficient de la gratuité », souligne Danielle Casanova, adjointe à l’éducation.

La mairie justifie cette décision de faire payer les parents par « la baisse des dotations globales de fonctionnement » de l’Etat, et le coût de l’application de la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, de l’ordre de 20 à 25 M EUR, contre une aide de l’Etat de 6,6 M EUR, selon elle.

Le maire Jean-Claude Gaudin (UMP) et sa majorité « entendent se servir de la participation financière des familles (..) pour prendre en charge une partie du déficit budgétaire de la ville », a dénoncé lundi soir dans un communiqué le syndicat SEP-Unsa.

Autre changement la rentrée prochaine, sur recommandation du rectorat pour un meilleur équilibre d’apprentissage: les activités périscolaires se dérouleront désormais sur deux demi-journées, le mardi et le jeudi, contre une seule cette année, le vendredi, ce qui contribuera à faire baisser de moitié le nombre d’animateurs (1.500 contre 3.000), qui travailleront plus d’heures cependant (20 h par semaine).

M. Gaudin, totalement opposé à la réforme, avait jusqu’au bout demandé son report d’un an, et proposé un projet alternatif de lutte contre l’échec scolaire sans modification des heures de classe. Mais le rectorat avait contraint la ville à appliquer cette réforme.

L’impréparation de la mairie avait alors conduit à une rentrée chaotique en septembre avec des difficultés de recrutement, une grève des personnels, une contestation en justice, ou parfois des activités proposées de piètre qualité.

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