Salaires enseignants : il faut une revalorisation dans les établissements difficiles (Aubry)

Dans sa contribution au Congrès du PS de Poitiers, Martine Aubry a estimé qu'il fallait revaloriser le salaire des enseignants qui exercent dans des conditions "difficiles".

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© Frédéric Massard – Fotolia

Augmenter le salaire des enseignants dont les conditions de travail sont « les plus difficiles » : pour Martine Aubry, c’est l’une des conditions essentielles pour « conforter l’autorité des professeurs » et faire de l’école « une institution forte et reconnue par tous ». Dans sa contribution au Congrès du PS de Poitiers, envoyée jeudi dernier et dévoilée par Les Echos, la maire de Lille a développé ses propositions sur l’école.

Une « reconnaissance salariale »

Pour Martine Aubry, après les attentats qui ont touché la France en janvier dernier, il est nécessaire « d’aller encore plus loin » dans la poursuite de la refondation de l’école. Il faut se reposer « la question de son autorité morale », estime-t-elle. Et « cela passe par le droit, par les symboles, par la formation initiale et continue, mais aussi par la reconnaissance salariale pour ceux qui exercent leur métier dans les conditions les plus difficiles ».

Un avis partagé par Eric Charbonnier, expert chargé de l’éducation à l’OCDE, qui estimait la semaine dernière qu’une augmentation de 30 % permettrait d’augmenter l’attractivité des établissements d’éducation prioritaire.

Réforme de la carte scolaire

Dans sa contribution, Martine Aubry formule également d’autres propositions, comme la réforme de la carte scolaire ou le renforcement de l’enseignement de la laïcité. Des préconisations, qui, pour certaines, reprennent des annonces déjà faites par la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem.

1 commentaire sur "Salaires enseignants : il faut une revalorisation dans les établissements difficiles (Aubry)"

  1. delacour  13 février 2015 à 14 h 46 min

    La proposition est intéressante, mais avec la même dépense financière ne vaudrait-il pas mieux réduire les classes de 30% de leurs effectifs, donc d’engager 1 maître pour 3 existants et de permettre à l’école de décider de l’emploi de ces maîtres supplémentaires dans l’objectif de réduire l’échec scolaire.
    Bénéfice : des emplois pourvus (baisse du chômage), une classe moins chargée, une reconnaissance des difficultés pédagogiques (l’argent n’améliore pas la pédagogie), des maîtres reconnus, moins fatigués et moins stressés donc plus efficaces.Signaler un abus

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