L’Université de Strasbourg collecte plus de 20 millions d’euros de fonds privés

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La Fondation de l’Université de Strasbourg a levé 22,5 millions d’euros de fonds privés en cinq ans, le montant le plus important « jamais collecté en France par une université publique », a-t-elle annoncé mercredi.

Près de mille donateurs ont répondu aux sollicitations de la fondation lors de sa première campagne de levée de fonds (2010-2014), destinée à financer des projets de l’université, des Hôpitaux universitaires (HUS) et de l’Institut national des sciences appliquées (INSA) de la ville.

Les entreprises ont versé 91,7% des montants réunis, loin devant les dons plus nombreux mais moins élevés de particuliers (8,3%), a précisé la fondation dans un bilan transmis à l’AFP.

La possibilité de récolter des fonds auprès de mécènes a été mise en place dans le sillage de la loi sur l’autonomie des universités. Les donateurs peuvent demander que leurs dons soit consacrés à des projets en particulier, ou laisser l’université libre de choisir.

Grâce à cette première collecte, plus de 6 millions d’euros ont par exemple été consacrés à des programmes de recherche (pour des doctorants ou encore des prix de thèse), 3,5 millions au financement d’équipements ou de programmes de formation et 1,8 million à des bourses.

Ces sommes restent modestes par rapport au budget global de l’Université de Strasbourg (plus de 500 millions d’euros en 2015) et sont en deçà de ce que sont capables de collecter certaines grandes écoles, grâce notamment à la mobilisation de leurs réseaux d’anciens.

« Cela nous permet de financer des dépenses qu’on ne faisait pas avant », a dit à l’AFP le président de l’Université de Strasbourg, Alain Beretz, précisant que ces fonds n’étaient en aucun cas destinés à « prendre le relais de projets auparavant payés par l’Etat ».

« On a eu des dons particulièrement intéressants où le donateur nous faisait entièrement confiance », a-t-il souligné, citant la possibilité dans ces cas de financer des bourses pour les étudiants n’ayant pas accès aux bourses traditionnelles.

Pour Régis Bello, ancien PDG du groupe De Dietrich désormais président de la Fondation de l’Université de Strasbourg, le succès de cette levée de fonds est pour le système universitaire français « un bel exemple du développement de ses interactions concrètes avec les entreprises ».

Pour mener cette collecte, la fondation universitaire a mutualisé ses moyens avec la Fondation pour la recherche en chimie de Strasbourg.

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