Condamner à du sursis une mère pour l’absentéisme de son fils: pas une bonne solution pour Vallaud-Belkacem

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Sanctionner une mère par une peine de prison avec sursis pour l’absentéisme de son fils, comme cela vient d’arriver à Valenciennes, n’est pas une bonne solution, a estimé mardi Najat Vallaud-Belkacem sur France Inter.

La mère d’un élève du collège d’Escaudain (Nord), aux abonnés absents deux années scolaires durant, a été condamnée le 5 février à quatre mois de prison avec sursis.

Interrogée pour savoir si c’était la bonne solution, la ministre de l’Education nationale a rétorqué mardi: « Non, évidemment que non. Il semblerait – je n’ai pas les détails de cette affaire – mais il semblerait que ce soit un cas très exceptionnel dans lequel c’est au nom de la protection de l’enfant lui-même qu’on a convoqué sa mère pour instruire le dossier ».

« Vous savez quel est mon attachement à ce que l’école et les parents puissent travailler ensemble pour co-éduquer les enfants, et donc à ce qu’il y ait un rapprochement qui permette de ne pas en arriver à ces extrémités là, bien sûr », a-t-elle ajouté.

Selon le procureur, la mère du collégien a refusé tout contact avec l’Education nationale, ne s’est pas présentée à l’atelier de parentalité vers lequel elle a été orientée, n’a pas donné suite aux injonctions des services éducatifs mandatés par un juge des enfants, et enfin, n’a pas assisté à son procès.

Une condamnation dans un cas similaire avait déjà eu lieu en mai 2010, avec une peine de prison de deux mois avec sursis prononcée par le tribunal correctionnel de Laon dans l’Aisne, a dit le ministère mardi.

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