Deux enfants et deux enseignants brûlés par un flambeau lors d’un spectacle d’école

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Deux enfants et deux enseignants ont été brûlés vendredi soir lors d’un spectacle d’école à Corlay (Côtes-d’Armor) par un retour de flamme occasionné à l’allumage d’un flambeau, vraisemblablement à l’aide d’un produit accélérateur, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Saint-Brieuc et de la gendarmerie.

Vers 22h vendredi, les élèves « étaient prêts à rentrer sur scène et quand la musique d’entrée a été lancée, l’instituteur a commencé à allumer les bougies » de quatre flambeaux qui devaient les précéder et qu’il avait « préalablement humectés » avec du gel inflammable, un produit accélérateur « dont on peut se servir pour allumer un barbecue », a expliqué Patrick Camlann, commandant en second de la compagnie de gendarmerie de Guingamp.

« L’une des bougies ne s’est pas allumée et l’enseignant a certainement voulu rajouter du gel », affirme Patrick Camlann, en précisant toutefois que ce dernier n’avait pas encore été entendu dimanche.

« Cela a provoqué un démarrage de flamme avec des projections » sur la jambe d’un enfant de 9 ans, légèrement atteint, et sur le visage d’un enfant de 10 ans, qui a été sérieusement brûlé. Transporté au centre des grands brûlés de Nantes, son pronostic vital n’est pas engagé, selon M. Camlann.

La directrice de l’école, 43 ans, et l’enseignant de 23 ans, qui sont intervenus rapidement pour étouffer les flammes, ont également été brûlés.

Une cellule psychologique a été mise en place pour les enfants et adultes témoins qui assistaient au spectacle de l’école privée, qui se tenait dans la salle des fêtes de Corlay.

« Trois médecins se sont déplacés à l’école », a précisé Patrick Camlann, en ajoutant qu’il y avait eu « un choc émotionnel assez important, beaucoup de hurlements et de cris ».

L’enquête a été confiée à la brigade de recherche de la gendarmerie de Guingamp.

A ce stade, « les responsabilités ne sont pas caractérisées », a indiqué pour sa part Patrick Lewden, le magistrat de permanence au parquet de Saint-Brieuc. « Il faudra attendre de connaître les conséquences pour chacune des victimes pour pouvoir caractériser de façon judiciaire l’événement et savoir si des poursuites seront exercées ou pas », a-t-il ajouté.

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