Auto-écoles: Macron défend une réforme « d’intérêt général pour la jeunesse »

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Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a défendu la réforme du permis de conduire votée par les députés comme étant « d’intérêt général pour la jeunesse », en réponse au mouvement de protestation des auto-écoles vendredi.

« J’entends les messages d’inquiétude mais c’est une réforme de bon sens pour notre jeunesse parce qu’on va réduire des délais d’attente trop longs et des coûts trop élevés », a-t-il déclaré aux journalistes à l’Assemblée nationale, en marge du débat sur le projet de loi Macron dans lequel a été votée cette réforme amplifiée par les députés.

Les représentants des auto-écoles seront reçus par des collaborateurs du Premier ministre vendredi après-midi et des discussions se poursuivront dans les prochaines semaines, a indiqué M. Macron.

Les auto-écoles ont lancé vendredi matin une opération escargot à Paris pour contester la réforme qui, selon elles, menace leur survie et qui va à « l’encontre de la profession et donc de la sécurité routière ».

« Aucune mesure portée par le texte ne conduit à réduire la sécurité routière. Il ne faut pas désinformer », a répondu M. Macron.

De son côté, le rapporteur thématique Gilles Savary (PS) a justifié la réforme par le fait que « les députés ne pouvaient rester indifférents aux conditions catastrophiques d’obtention du permis de conduire ».

Les députés ont décidé d’amplifier le plan d’urgence engagé l’an dernier par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, notamment pour réduire les délais de présentation à l’examen, avec l’objectif d’un délai moyen de 45 jours (moyenne européenne) et la possibilité pour l’Etat d’externaliser des épreuves théoriques et pratiques en fonction des situations locales, selon son communiqué.

« C’est dans ce cadre que le recours à La Poste a été envisagé, du fait de son déploiement territorial exceptionnel, de préférence à l’hypothèse d’externalisation au secteur privé, soutenue par l’opposition », a souligné le député PS.

Mais, a souligné M. Savary, « le recours à La Poste n’a jamais été envisagé par les députés en substitution des missions actuelles des auto-écoles, dont les stages de récupération de points de permis, ainsi que les cours de reconstitution de permis supprimés ».

Il a aussi glissé que l’examen en première lecture du projet de loi Macron à l’Assemblée « n’épuise pas d’éventuelles améliorations du texte, pourvu qu’elles s’inscrivent dans l’objectif de favoriser l’accès de nos compatriotes au permis de conduire, sans céder aux facilités d’en sacrifier la qualité ou d’acquitter une taxe d’examen, comme dans d’autres pays européens ».

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