Enfant de 8 ans au commissariat: « l’équipe » de l’établissement scolaire a bien réagi (Vallaud-Belkacem)

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La ministre de l’Éducation Najat Vallaud-Belkacem a affirmé jeudi que l’équipe de l’établissement où est scolarisé un enfant de 8 ans convoqué dans un commissariat de Nice pour avoir dit sa solidarité avec les tueurs de Charlie Hebdo s’était « bien comportée ».

« Je le dis avec force, non seulement cette équipe a bien fait de se comporter ainsi, mais son travail de suivi, et pédagogique et social, est une oeuvre utile et je l’en remercie », a-t-elle déclaré depuis la cour de l’Élysée, où elle participait à des rencontres entre le chef de l’État et des acteurs éducatifs et associatifs.

L’audition de cet enfant mercredi dans un commissariat a déclenché une vive polémique, notamment sur la question de savoir si l’affaire devait se régler au sein de l’école ou devant la police.

« Comme c’est la règle en la matière, l’équipe de l’établissement scolaire a veillé à ce qu’un suivi pédagogique soit apporté à cet enfant qu’on a reçu, avec lequel elle a discuté. Elle a très bien fait de le faire, et elle a très bien fait de convoquer son père aussi », a déclaré la ministre.

« Lorsque le père est venu dans l’établissement, il a eu en revanche une attitude brutale, il s’est même à plusieurs reprises introduit sans autorisation dans l’établissement scolaire en menaçant le personnel de l’établissement. Donc c’est pour cette raison précise, et cette raison seulement que le directeur de l’école a porté plainte contre le père et pas contre l’enfant », a-t-elle rappelé.

« Je remercie le personnel de l’éducation nationale de cette école de s’être comporté ainsi », a martelé la ministre, ajoutant que « c’est bien naturel que l’équipe pédagogique ait réagi ainsi ».

« D’autant que dans la discussion ouverte avec l’enfant, il est apparu que la situation personnelle de cet enfant était préoccupante, au point d’ailleurs que l’équipe a fait remonter un signalement à la protection de l’enfance du département », a-t-elle souligné.

Mme Vallaud-Belkacem a salué le fait que l’équipe « ait ouvert une discussion avec l’enfant ». Ceci « lui a d’ailleurs permis d’en savoir davantage sur la situation personnelle de l’enfant et des risques qu’il encourt, de saisir les services de la protection de l’enfance, et puis de remettre l’affaire dans les mains de la justice », a-t-elle souligné.

« Maintenant la justice a cette affaire entre les mains et il lui appartient de faire toute la lumière sur ces évènements », a-t-elle lancé.

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