Plus de 730.000 jeunes « décrocheurs » pris en charge en 2014

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Quelque 734.000 « décrocheurs », des jeunes de moins de 25 ans peu ou pas diplômés, sans emploi et ne suivant pas de formation, bénéficient d’un des programmes d’accompagnement vers l’emploi ou la formation, selon des données communiquées mercredi par le ministère du Travail.

Cette annonce intervient au lendemain de la publication des chiffres du chômage, qui a progressé de 1,7% en un an chez les jeunes de moins de 25 ans, en affectant 544.800 au mois de décembre.

Le dispositif des emplois d’avenir, lancés en novembre 2012, est l’un des plus avancés avec 187.000 jeunes recrutés fin 2014, dépassant ainsi l’objectif de 150.000, a indiqué le ministère.

Les emplois d’avenir sont des contrats longs – au minimum des contrats à durée déterminé d’un an renouvelable pendant 3 ans – destinés à des jeunes jusqu’à 25 ans, faiblement ou pas diplômés et très éloignés de l’emploi.

Ils sont proposés à 79 % dans le secteur non marchand, selon les données officielles, et bénéficient d’aides de l’Etat.

En outre, quelque 8.400 jeunes bénéficiaient de la Garantie jeune à la fin de l’année 2014. Ce dispositif, présenté comme une « mesure phare » du plan français pour les jeunes, a été mis en place fin 2013 avec un objectif initial de 10.000 jeunes.

Déjà expérimenté dans 10 territoires, il sera étendu à 61 nouveaux territoires courant 2015 pour toucher 50.000 jeunes à la fin de l’année, avait annoncé le mois dernier le ministre du Travail, François Rebsamen.

La Garantie jeunes offre, pour une durée d’un an, un suivi renforcé assuré par les missions locales, des périodes de travail en entreprise et une allocation mensuelle de 450 euros correspondant au RSA sans le forfait logement. Sa durée peut être prolongée de 6 mois, au cas par cas.

En 2013, la France a lancé sa déclinaison de la « Garantie européenne pour la jeunesse », une recommandation européenne visant à ce que tous les moins de 25 ans bénéficient d’une offre de stage, d’emploi ou de formation dans les quatre mois suivant leur sortie du système scolaire ou la perte d’un emploi.

La plan français bénéficie d’un cofinancement européen provenant de l’initiative pour l’emploi des jeunes, dotée d’une enveloppe de 310 millions d’euros (2014-2015) et abondée par le Fonds social européen (FSE) à hauteur de 310 millions supplémentaires.

Ces 620 millions d’euros cofinancent également le service civique, des accompagnements vers la création d’entreprise, une plateforme de lutte contre le décrochage et le déploiement de 700 conseillers Pôle emploi spécialisés dans l’accompagnement renforcé des jeunes.

La France compte plus de 990.000 jeunes décrocheurs, selon le ministère du Travail.

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