Fusion des universités: démissions en bloc au conseil d’administration de Rennes 2

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La majorité des membres du conseil d’administration de l’université Rennes 2, en désaccord avec son président dans le cadre du projet de fusion avec Rennes 1, a annoncé lundi sa démission, disant craindre un déséquilibre dans les instances représentatives du futur établissement.

La démission de 20 administrateurs et de quatre vice-présidents entraîne la dissolution du conseil d’administration et la fin du mandat du président de Rennes 2, Jean-Emile Gombert, qui a annoncé lundi son départ.

Les conseils d’administration des deux universités – Rennes 1 (sciences, médecine, droit, économie, gestion) et Rennes 2 (langues, sciences sociales et humaines, lettres) – avaient annoncé en septembre 2013 leur intention de fusionner à l’horizon 2016, les statuts de la nouvelle entité devant être votés en mars prochain.

« Mais le processus de fusion se transformait en absorption de Rennes 2 par Rennes 1, qui aurait été surreprésentée » dans les instances du futur établissement, a affirmé à l’AFP Paul Le Damany, administrateur démissionnaire et président du syndicat étudiant Unef à Rennes.

« Dans ce projet de fusion, il pouvait ne pas y avoir de représentant de Rennes 2 » au conseil d’administration notamment, a-t-il précisé.

« Nous avons alerté le président de l’université Rennes 2 à plusieurs reprises sur des désaccords profonds concernant les questions de gouvernance de la future université de Rennes », écrivent les administrateurs démissionnaires dans un courrier aux personnels et étudiants daté de lundi.

« Le président a systématiquement refusé de prendre en compte les orientations que nous lui proposions. Il a de surcroît exprimé à plusieurs reprises son opposition personnelle vis-à-vis de nos demandes », poursuivent les administrateurs, qui ne démissionneront « qu’à l’issue du conseil d’administration » extraordinaire de Rennes 2 prévu vendredi.

Parmi ces demandes figurait un report à septembre du vote des statuts, de manière « à convaincre », y compris Rennes 1, de la nécessité d’une gouvernance paritaire, selon Paul Le Damany.

L’université de Rennes 2 compte quelque 21.445 étudiants et celle de Rennes 1 près de 27.000, selon leurs sites internet.

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