De Bordeaux à Paris, des lycéens parcourent 600 km pour crier « l’amour de la liberté »

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« Liberté, on t’aime et on veut te garder »: neuf lycéens partis il y a dix jours de Bordeaux et rejoints par une cinquantaine d’autres sur le trajet, ont rendu vendredi un dernier hommage aux 17 victimes des attentats parisiens.

Sous un vent glacial, bonnet sur le crâne, le groupe est arrivé en début d’après-midi devant l’épicerie Hyper Cacher, porte de Vincennes, dans l’Est parisien, où quatre juifs ont été tués par le jihadiste Amédy Coulibaly le 9 janvier.

Quelques jours plus tôt, les frères Chérif et Saïd Kouachi ont mené un attentat contre les locaux de Charlie Hebdo tuant douze personnes, dont les dessinateurs Charb, Cabu et Wolinski. Au total, les attentats survenus à Paris les 7, 8 et 9 janvier ont coûté la vie à 17 personnes.

Pour leur rendre hommage, « on a marché 25 km par jour en moyenne », raconte Hugo, 17 ans, les mains rougis et abîmées par le froid, admettant que « les deuxième et troisième jours de marche sont les plus difficiles » parce que « le corps n’est pas encore habitué ».

Cette marche a quelque chose de « très beau, très généreux », estime le médecin urgentiste et chroniqueur de Charlie Hebdo Patrick Pelloux, venu les accueillir.

Le collaborateur du journal satirique se dit persuadé que le message qu' »ils portent à 50″ est le « même » que celui porté par « les 4 millions de Français qui ont manifesté », le 11 janvier: « On n’oublie pas les 17 victimes, les blessés et les familles. »

« On est ensemble, on reste ensemble », dit avec conviction Patrick Pelloux, ému par cette initiative.

« On a une étiquette de branleurs accros à Facebook ou à la Playstation mais on n’est pas que ça », se défend Florian, 20 ans, venu marcher avec « des punks, des juifs, des musulmans ou des anarchistes ».

« On est le futur de demain », lance avec ferveur et maladresse Maxime, un punk de 17 ans, qui a rejoint la marche depuis Châtellerault (Vienne).

Le jeune homme est indifférent au faible nombre de manifestants: « Le nombre, on s’en balance. » C’est important de participer à la marche, « pour nous, notre progéniture » et « pour changer le monde ».

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