Licencié pour des images en rapport avec le jihad, un éducateur plaide une « blague »

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Un éducateur, licencié en novembre pour « faute grave » après avoir publié sur sa page Facebook des images en relation avec le jihad, assure aujourd’hui aux médias avoir simplement voulu provoquer le débat par des « blagues ».

Floriano Da Silva, 46 ans, éducateur d’un organisme accueillant dans le Cher des enfants ayant des troubles du comportement, avait tout d’abord publié en septembre dernier une photo le montrant revêtu d’une djellaba avec la mention en portugais « Pronto pore o djihad » (Prêt pour le jihad).

L’éducateur plaide alors une soirée costumée un peu trop arrosée et avoir « juste déconné sur Facebook (…) pour plaisanter ». Son employeur, l’Ugecam Centre accepte de passer l’éponge en mettant l’image sur le compte d’une « blague de mauvais goût, le temps d’une soirée ».

Mais la coupe déborde lorsque le directeur de l’organisme, Philippe Debroye, découvre deux autres photos publiées début octobre: sur la première, un homme cagoulé, avec une inscription arabe sur le torse, est en posture de tir avec deux armes automatiques. Sur la seconde, un homme en survêtement porte une arme de guerre et des dizaines de munitions.

Pour Philippe Debroye, son salarié « fait l’apologie, banalise et justifie le djihad », ce qu’il juge « incompatible » avec une fonction d’éducateur chargé de « jeunes exclus de l’école à cause de troubles du comportement ou ayant des comportements inadaptés ».

« Ils peuvent dire ce qu’ils veulent, mais ça ne fait pas de moi un terroriste. Ce n’était pas de la propagande pro-islamiste », assure l’éducateur. « J’espérais que cela fasse réagir des gens et que cela provoque un débat, mais ça n’a pas été le cas. Si j’avais su que ça pouvait m’amener à être licencié, je ne l’aurais certainement pas fait », ajoute-t-il, en annonçant qu’il va contester son licenciement devant les prud’hommes.

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