La qualité du sommeil influe sur les performances scolaires des enfants

Une étude québecoise établit un lien entre la qualité du sommeil et les notes obtenues en mathématiques et en langues par des enfants de 7 à 11 ans.

Handsome boy sleeping peacefully © wusuowei - Fotolia

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Une question de bon sens, mais qu’une étude vient de confirmer. Selon des chercheurs de  l’Université McGill et de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas, à Montréal, il y aurait un lien entre une bonne nuit de sommeil et des performances scolaires accrues en mathématiques en en langues.

Dans leur article, publié en décembre dans la revue Sleep Medicine, les scientifiques analysent l’incidence de la qualité du sommeil sur les notes. Ils ont étudié les habitudes de sommeil (ainsi que sa qualité) de 75 enfants, âgés de 7 à 11 ans, à qui ils ont confié un actimètre, un petit appareil de la grandeur d’une montre qui se porte comme une montre au poignet et qui enregistre les mouvements de la personne qui le porte.

Une bonne nuit signifie de meilleures notes

A l’aide de l’activité enregistrée, les chercheurs ont pu connaître les moments où les enfants étaient endormis ou éveillés. « Nous avons calculé la moyenne des données sur cinq jours pour connaître la structure habituelle du sommeil chez les enfants, puis nous avons établi une corrélation avec le bulletin de notes », écrit Reut Gruber, chercheuse à l’Institut Douglas et professeure au Département de psychiatrie de l’Université McGill.

Selon les chercheurs, les enfants chez qui une plus grande « efficacité du sommeil » a été observée, ont obtenu de meilleurs notes en maths et en langues (mais pas de changement constaté en arts ou en sciences).

« Nous croyons que les fonctions exécutives (les capacités intellectuelles participant à la planification, à l’attention et à l’aptitude à accomplir plusieurs tâches de front, par exemple) sous-tendent l’impact du sommeil sur la performance scolaire, et ces capacités sont plus importantes en mathématiques et en langues que dans d’autres matières », note Reut Gruber.

Une vigilance de mise pour les parents

« Ces résultats montrent l’importance pour les parents de reconnaître les problèmes de sommeil qui, autrement, pourraient passer inaperçus. Cela ne signifie pas qu’ils doivent se précipiter dans une clinique du sommeil pour y faire évaluer leur enfant, mais souligne plutôt la nécessité, pour les pédiatres, d’inclure des questions sur le sommeil dans le cadre des examens médicaux de routine », indique-t-elle.

Selon la chercheuse, « de nombreux enfants » auraient des problèmes de sommeil, « dont personne ne soupçonne l’existence ». Ainsi, « si le pédiatre ne pose pas de questions à ce sujet, personne ne peut savoir qu’il y a effectivement un problème », ajoute la pédopsychologue clinique.

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