Incidents dans les écoles: réactions politiques

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Réactions dans les couloirs de l’Assemblée nationale, après que la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud Belkacem a indiqué aux députés qu’environ 200 incidents liés aux attentats de la semaine dernière avaient eu lieu dans les établissements scolaires.

– Bruno Le Roux, chef de file des députés socialistes : « Je pense qu’il faut se poser la question très sérieusement du service civique, parce que passer du temps au service de la collectivité dans un apprentissage de la citoyenneté est complémentaire de ce qu’a pu faire l’Education nationale, l’éducation populaire et la famille (…) Je plaide depuis très longtemps pour un service civique obligatoire, universel, de six mois, entre 16 et 26 ans, qui puisse être scindé en différentes périodes lorsque l’on fait des études, et j’espère bien que dans les prochaines semaines, nous pourrons avancer sur cette idée, mettant en oeuvre l’une des propositions du président de la République ».

– André Chassaigne, chef de file des députés Front de gauche: « Je crois qu’effectivement, il faut qu’on pose davantage de questions à la citoyenneté. Ce que l’on appelait l’éducation civique, c’est vrai qu’on ne peut pas le faire de la même façon qu’il y a 20 ou 30 ans, avec des cours magistraux ou des phrases que l’on écrivait sur un tableau noir. Pour autant, il faut qu’on sorte d’une approche de l’école qui est une approche mécanique, en disant +l’école c’est savoir lire, savoir écrire, savoir calculer+, il faut qu’on redonne à l’éducation sa dimension citoyenne en posant les questions du quotidien, du vivre ensemble, des religions ».

– Yann Galut (PS) : Y-a-t-il des failles dans l’école républicaine ? « Il faut le reconnaître, mais ce n’est surtout pas la faute des enseignants. Il faut repenser la manière dont on enseigne la laïcité, et il faut surtout ne rien céder, à l’école, sur ces sujets-là (…) Pour certains élèves, qui sont les plus réfractaires, il faut peut-être des sanctions proportionnées. Mais commençons d’abord par aller à la confrontation par le dialogue (…) On ne peut pas accepter que des élèves s’affirment antisémites, nient la Shoah, qu’ils refusent cette minute de silence. C’est une attaque contre l’école républicaine, c’est extrêmement minoritaire, mais il faut affronter ce phénomène, l’analyser et apporter des solutions ».

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