Charlie Hebdo: rassemblement à Bobigny contre les « extrémismes » et les « amalgames »

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Près d’une centaine de personnes se sont rassemblées lundi à Bobigny, ville emblématique de la banlieue parisienne, pour condamner les attentats qui ont fait 17 morts en France et dénoncer les « amalgames » entre « extrémistes » et musulmans.

Les manifestants, réunis à l’appel du collectif « Pas sans nous », regroupant plusieurs associations de banlieue, se sont rassemblés devant la préfecture de Seine-Saint-Denis, autour d’une banderole sur laquelle était écrit: « stop à la violence », « stop aux extrémismes de tous bords ».

« Il était important pour nous d’organiser ce rassemblement en banlieue », a souligné Mohamed Mechmache, cofondateur du collectif, avant de rendre hommage aux « victimes » des attentats des derniers jours ainsi qu’à leur famille.

« Les citoyens des quartiers populaires ont été choqués par ce qui s’est passé, comme tous les citoyens. Mais au-delà, il faut s’interroger sur la responsabilité des politiques », a ajouté Nadir Kahia, président de l’association Banlieue plus.

« On stigmatise les musulmans. Mais le problème, ce n’est pas la religion. C’est le chômage, l’échec scolaire, l’insécurité… Tant qu’on ne résoudra pas ces problèmes-là, on aura des gens qui se sentiront marginalisés », estime-t-il.

Plusieurs élus de Seine-Saint-Denis de droite comme de gauche avaient fait le déplacement, dont le maire de Clichy-sous-Bois Olivier Klein (PS) et celui de Bobigny Stéphane de Paoli (UDI), mais aussi la secrétaire d’État à la Ville, Myriam El Khomri.

« Hier, on est monté à Paris, on a manifesté. C’était beau », a souligné M. Mechmache, au lendemain du défilé qui a rassemblé près d’1,5 million de personnes dans la capitale. « On aimerait bien que d’autres traversent le périphérique en sens inverse », ajoute le responsable associatif, qui souhaiterait voir « changer le regard » porté sur la banlieue.

Pour le cofondateur du Collectif « Pas sans nous », par ailleurs membre de l’association « AC le feu », « la banlieue n’est pas un réservoir de coupables ». « La République, on y est tous attachés. On ne s’en éloigne pas, on ne veut que s’en approcher », a-t-il assuré.

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