Dordogne: mort d’une écolière de 8 ans poussée par un camarade dans une classe à handicaps

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Une élève de huit ans d’une école primaire de Périgueux a succombé vendredi à une chute depuis le premier étage de son école, provoquée par un camarade de sa classe regroupant des enfants à handicap psychologique, a-t-on appris de sources concordantes.

L’enfant est tombée jeudi à la mi-journée dans la cour, depuis la fenêtre du premier étage de l’école primaire privée du Sacré Coeur, d’une hauteur de 5 mètres environ, a-t-on appris auprès du parquet.

Elle a été poussée, dans la partie « jeux » de la classe, par un camarade de 8 ans qui avait apparemment ouvert la fenêtre et poussé l’enfant dans un geste très rapide, qui a échappé à la vigilance de l’enseignante, occupée dans une autre partie de la classe.

Grièvement blessée, la fillette a été héliportée au CHU de Bordeaux, où elle est morte vendredi matin, a-t-on précisé de même source, confirmant une information de Sudouest.fr.

L’inspection d’Académie a aussitôt mis en place une cellule d’aide psychologique aux enfants et parents, qui a fonctionné toute la journée avec notamment un médecin conseiller de l’académie, une infirmière, une assistance sociale et un psychologue du diocèse, dont dépend l’école, a précisé à l’AFP la directrice académique de Dordogne, Jacqueline Orlay.

Les deux enfants étaient élèves d’une Classe pour l’inclusion scolaire (CLIS), classes spéciales de petite taille (une dizaine d’élèves) qui ont pour mission d’accueillir, dans certaines écoles primaires, des élèves en situation de handicap, pour leur permettre de suivre, au moins partiellement un cursus scolaire ordinaire.

Le garçonnet qui a reconnu avoir poussé la fillette n’est, à 8 ans, pas responsable pénalement. Il pourrait au plus faire l’objet que de sanctions éducatives, mais l’enquête et expertises devront au préalable évaluer « son degré de discernement et de conscience de la réalité de l’acte qu’il a commis », a dit le procureur à Périgueux, Jean-François Mailhes, qui a confié une enquête pour « homicide involontaire » à la police. Il a évoqué un drame « inédit, très spécifique » étant donné le contexte, et l’âge des protagonistes.

L’enfant, qui faisant l’objet de placement administratif depuis l’âge de 4 ans, vit en famille d’accueil où il a été laissé vendredi. Sa scolarisation a été dans un premier temps suspendue.

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