Neuf diplômés sur dix de l’université trouvent un emploi

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Neuf étudiants sur dix en moyenne, diplômés en 2011 d’un master, d’une licence professionnelle ou d’un diplôme universitaire de technologie (DUT) occupaient un emploi deux ans et demi après la fin de leurs études, selon une enquête du ministère de l’Enseignement supérieur révélée mercredi.

Les taux d’insertion des diplômés de filières professionnelles (92%) et technologiques (89%) en 2011 sont en hausse d’un point par rapport à 2010, et celui de master (bac+5) reste stable (90%).

« Un jeune diplômé a 4,5 fois plus de chances qu’un autre jeune de trouver un emploi », a déclaré à l’AFP la secrétaire d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Geneviève Fioraso, pour qui « le conseil à donner aux jeunes est de faire des études supérieures ».

Ces résultats montrent que les étudiants de l’université n’ont rien à envier à leurs collègues des écoles de commerce ou d’ingénieurs, dont près de 90% avaient un emploi à la sortie d’école en 2011, selon les données de la Conférence des Grandes écoles.

« Alors qu’on l’oppose souvent aux prestigieuses écoles, l’étude montre que ça vaut la peine de faire des études à l’université », se réjouit Geneviève Fioraso.

En revanche, les salaires des jeunes diplômés de la faculté sont un peu moins élevés pour les premiers que pour les seconds. Le salaire net médian est par exemple de 1.910 euros pour les diplômés de Master exerçant un emploi à temps plein.

Cette cinquième enquête relève une nouvelle fois qu’une disparité persiste en fonction des filières choisies: les diplômés à BAC+5 en droit-économie-gestion s’insèrent plus facilement que leurs homologues de lettres-langues et arts, avec respectivement 91% d’étudiants en emploi contre 87%.

« Le développement des stages, de l’alternance, le statut d’étudiant entrepreneur et la mise en place des cours à l’entrepreneuriat et à l’innovation » doivent contribuer à améliorer l’insertion des jeunes, selon Geneviève Fioraso, qui souhaite par ailleurs « poursuivre l’ouverture de l’enseignement supérieur sur son environnement ».

C’est une autre conclusion de l’étude: les « universités de proximité, bien ancrées dans leurs écosystèmes socio-économiques, obtiennent de très bons résultats », comme celles de Chambéry ou d’Albi, dont les offres de formation correspondent aux besoins dans le bassin d’emploi.

Les emplois occupés sont majoritairement à temps plein (plus de 90%), stables (de 75% à 80% en fonction du niveau) et d’un bon niveau puisque 87% des diplômés de masters sont des cadres, contre 71% pour les licences et 58% pour les DUT.

Les résultats de l’étude doivent servir de repères « pour les jeunes et leurs parents », à quelques jours de l’ouverture des inscriptions des lycéens dans le supérieur sur la plateforme Admission Post-Bac (APB).

Cette cinquième enquête a été menée par le ministère auprès de 100.000 étudiants diplômés en 2011 des universités, exceptée l’université Paris Dauphine, entre décembre 2013 et avril 2014. Le taux d’insertion a été calculé sur les diplômés de nationalité française, issus de la formation initiale, n’ayant pas poursuivi ou repris d’études dans les deux années suivant l’obtention de leur diplôme.

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