Rythmes scolaires : encore des difficultés

Retour en arrière à Combs-la-ville : faute d'un encadrement suffisant, les horaires scolaires sont modifiés, et les temps d’activité périscolaire, supprimés.

EcoleQuatre mois après la rentrée et l’instauration de nouveaux horaires à l’école, des problèmes persistent. Le Parisien décrit ainsi les difficultés de la commune de Combs-la-Ville, en Seine-et-Marne, qui a revu les horaires de classe et a supprimé les ateliers périscolaires de ses écoles maternelles et élementaires, « faute d’animateurs ».

En novembre, Guy Geoffroy, le maire UMP de la ville, avait constaté « l’échec » de la mise en place des rythmes scolaires, et planifié, avec les conseils d’école (et l’accord « de principe » de l’inspection académique), la « réorganisation totale du temps scolaire » à partir de janvier 2015. « Nous avons fait tous les efforts pour mettre en place cette réforme, mais sans succès. Nous n’avons pas trouvé suffisamment de vacataires et le taux d’encadrement n’était pas suffisant », indique-il à La République de Seine-et-Marne.

« Le nombre d’enfants fréquentant les temps d’activités périscolaires (TAP), soit plus de 80 % des effectifs, nécessitait un encadrement de 150 agents. Malgré le recrutement très en amont, nous n’avons pu atteindre l’effectif total du fait de défections récurrentes », explique encore Guy Geoffroy au Parisien.

Les journées se dérouleront désormais de 8h30 à 11h30, et de 13h45 à 16h (au lieu de s’achever à 15h30), avec une pause déjeuner allongée de 15 minutes. Le mercredi matin, l’école se tiendra de 8h30 à 11h30, et non plus jusqu’à midi.

Garderie et études payantes

Pour remplacer les TAP, « le maire propose une garderie ou de l’étude, payantes », note Le Parisien. Ainsi, l’étude sera proposée deux soirs par semaine, de 16 à 17h, au prix d’un euro la séance. « La ville reste toutefois dans les clous puisque les cinq demi-journées de cours par semaine sont conservées », nuance le quotidien.

Pour l’opposition (PS), c’est la « stupéfaction ». « Cette réforme est essentielle pour les enfants (2000 élèves). Il fallait maintenir ce système au minimum jusqu’à la fin de l’année scolaire, au lieu de casser à nouveau le rythme », lance John Samingo, conseiller municipal d’opposition, à La République de Seine-et-Marne.

Dans les 7 autres communes qui forment, avec Combs-la-Ville, la ville nouvelle de Sénart, « il n’y a pourtant aucun problème », constate-t-il. Selon Le Parisien, dans la ville voisine de Savigny-le-Temple, si l’on reconnaît « avoir dû faire face à la défection de dix-huit animateurs dès le premier jour », 130 agents municipaux ont néanmoins pu être mobilisés, et 60 postes ont été créés pour gérer 4600 écoliers, lors des TAP.

Pour Christophe Minguet, président de l’association locale de parents d’élèves, interrogé par Le Parisien, s’il fallait effectivement « arrêter par sécurité car le manque d’encadrement devenait dangereux », ce retour à zéro « obligera certains parents à payer pour l’accueil postscolaire ». D’autres, qui « ne peuvent venir chercher leurs enfants le mercredi à 11h30 devront payer la cantine », ajoute-t-il.

2 commentaires sur "Rythmes scolaires : encore des difficultés"

  1. field  6 janvier 2015 à 12 h 38 min

    BRAVO !
    Ce maire apporte une réponse PARFAITEMENT LOGIQUE aux déclarations récentes du conseil constitutionnel (23 ou 24/12/2014) entérinant cette « réforme » (contestées par quelques communes jusque devant la plus haute juridiction de la République). Le conseil constitutionnel a confirmé de façon semble-t-il, enfin claire que : « les activités périscolaires étant FACULTATIVES, nullement obligatoires (je me répète : facultative et nullement obligatoires, ça veut dire la même chose, mais le discours a été tellement brouillé que Monsieur et Mme Tout le Monde pensent que l’existence et la gratuité des NAP sont de mise). Le financement de ces activités n’impacteraient pas significativement le budget des communes, qui en auraient de toute façon, seules, l’initiative… ou non.  » . Ce maire a donc décidé que dorénavant, pour sa commune, ce serait non. Et c’est strictement légal : il cesserait de se soumettre aux pressions de l’éducation nationale. Il a d’ailleurs à cœur d’apporter des solutions de prise en charge des enfants dont les parents travaillent (que l’on ne peut lâcher à la rue dès 15h30 ou 16h).. sans prendre à sa charge le job de la République, dont la mission est d’assurer l’égalité de tous, devant le droit à l’éducation… mission qu’elle cherche à déléguer, n’importe comment, pourvu que ce ne soit pas pas cher pour elle (à première vue, si on ne compte pas les factures à venir des dégâts que cela produira).Signaler un abus

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  2. sophie  7 janvier 2015 à 22 h 36 min

    Bravo à ce Maire !
    Cette réforme ne fonctionne pas dans beaucoup de communes à cause notamment de ces TAP, il a eu bien raison de tout arrêter ! Je suis ATSEM dans une grande ville où l’on rencontre beaucoup de difficultés aussi lors des TAP et rien n’est fait, le bazar continue… on en a ras le bol ! Je rêve que la mairie fasse de même et surtout que cette réforme soit abrogée au plus vite !Signaler un abus

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