Le niveau des étudiants en orthographe inquiète les universités

De plus en plus d'universités s'inquiètent du mauvais niveau des étudiants en orthographe, et mettent en place des cours de rattrapage.

Dictée © Olivier Le Moal — Fotolia.com

Dictée © Olivier Le Moal — Fotolia.com

Les universités s’alarment du niveau des étudiants en orthographe. Ainsi, ceux-ci auraient de plus en plus de lacunes, quelle que soit la filière, note Le Figaro. « La maîtrise de l’orthographe, de la grammaire et de la syntaxe est en baisse, comme le confirment nombre d’études », affirme Danièle Manesse, professeur en sciences du langage, au quotidien.

Dictées et apprentissage par cœur

Les causes sont multiples, indique-t-elle : « les étudiants aujourd’hui, ceux qui sont nés au début des années 1990, ont eu moins d’heures de cours de français, que ce soit en primaire ou au collège ». Selon Danièle Manesse, « la façon dont on enseigne l’orthographe a aussi changé », avec « un certain nombre de méthodes » délaissées depuis les années 1960,  comme l’apprentissage par cœur et les dictées fréquentes, sans « véritables propositions alternatives ».

Enfin, il y aurait un « problème de formation des professeurs« , note-t-elle. « On n’apprend plus aux jeunes maîtres comment enseigner l’orthographe. Ce n’est pas parce que l’on sait l’orthographe que l’on sait l’enseigner », indique le professeur, auteur de l’ouvrage « Orthographe à qui la faute ? » (2007).

Cours de rattrapage

Face à cette situation, des universités mettent en place des cours de rattrapage, comme à l’université de Bourgogne ou à la faculté de Nanterre, où 7000 arrivants en première année de licence ont été, au début de leur cursus, obligés de suivre des cours d’orthographe en ligne, à raison de trois heures par semaine.

Dans la liste des difficultés les plus répandues, relayée par Le Figaro, figurent les accords et les lettres muettes en fin de mot, mais aussi des fautes de syntaxes (phrases sans verbe) ou un manque de vocabulaire, nombre d’étudiants ne connaissant pas le sens des mots « corroborer », « stigmatiser », « prérogative », ou encore « réfuter ».

 

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