Université Toulouse-2: les forces de l’ordre évacuent les occupants

logo AFP

Les forces de l’ordre ont évacué dans le calme mardi matin quelque 25 militants encore ensommeillés sur le site de l’Université Toulouse-2 qu’ils occupaient depuis plusieurs semaines, a constaté un journaliste de l’AFP.

Un important déploiement de CRS et des policiers en civil étaient en train de pousser les jeunes à partir lors de discussions parfois un peu tendues, mais environ deux heures plus tard, photographes et cameramen avaient été invités à quitter les lieux, juste avant que les occupants ne se résolvent à partir avec leurs sacs.

Les autorités appliquaient une décision de justice en référé obtenue par l’université auprès du tribunal administratif, après l’occupation de plusieurs salles de bâtiments et l’installation de baraquement de fortune dans les allées de l’UT2J .

« La fin de cette occupation avait été obtenue il y a déjà deux semaines », a rappelé à l’AFP le président de l’UT2J Jean-Michel Minovez.

Mais il voulait initialement donner « un délai raisonnable », « quatre, cinq jours » aux occupants pour partir d’eux-mêmes, avait-il indiqué le 9 décembre. Finalement, a-t-il dit mardi, « j’ai demandé une intervention des forces de l’ordre pour que cela se fasse ».

Les jeunes, essentiellement des gauchistes et anarchistes selon lui, ont quitté les lieux dans le calme accompagnés d’une meute de chiens qui vivaient avec eux. Ils n’ont voulu faire aucun commentaire.

Ils ont laissé derrière eux tentes, baraques en bois, tables, linge accroché sur des cordes et des dizaines de tags sur les murs des bâtisses et dans les salles qu’ils avaient occupées et qu’il faudra remettre en état d’ici la reprise des cours le 5 janvier, a expliqué M. Minovez. Il y a eu aussi beaucoup de matériel cassé.

En tout, a-t-il estimé au micro de France 3, il y a 150.000 euros de dommages.

Au départ, un mouvement d’étudiants s’était insurgé contre la dégradation des conditions d’études à l’université et avait reçu le soutien de leur direction. Mais très vite M. Minovez avait dénoncé l’intrusion « d’éléments extérieurs » sur le campus, parfois « agressifs » et affirmé que les étudiants se faisaient « manipuler par des gens de la mouvance anarchiste ».

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. ©2014 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Recherche dans les archives

Vous