Harcèlement moral: le parquet fait appel d’une relaxe de La Poste

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Le parquet de Paris a fait appel de la relaxe obtenue vendredi par La Poste dans l’affaire où elle était poursuivie pour harcèlement moral par une ancienne cadre, a-t-il annoncé mardi à l’AFP.

« Le tribunal a retenu une définition du harcèlement qui nous paraît contraire à la jurisprudence de la chambre criminelle de la Cour de cassation », a expliqué le parquet de Paris.

La Poste, son ancien PDG Jean-Paul Bailly et plusieurs responsables avaient été relaxés vendredi par le tribunal correctionnel.

La plaignante, Astrid Herbert-Ravel, avait lancé les poursuites sur citation directe, une procédure sans enquête de police dans laquelle le tribunal juge sur la foi des pièces produites par chacune des parties. Chose rare dans ce type de procédure, le parquet avait pris des réquisitions et demandé aux juges de la 31e chambre de condamner La Poste à 100.000 euros d’amende.

Sortie en 1993 de la prestigieuse Ecole nationale des postes et télécommunications (ENSPTT), Astrid Herbert-Ravel devient en 2001 responsable des ressources humaines au service financier à la délégation Ile-de-France, qui employait 35.000 personnes.

A l’arrivée d’un nouveau supérieur l’année suivante, elle se plaint de harcèlement moral et sexuel et cherche à changer de service.

Les faits initiaux, prescrits, ont selon elle été suivis par ce qu’elle dénonce comme un harcèlement institutionnel.

Pendant neuf ans, Mme Herbert-Ravel a tenté de régler l’affaire en interne, selon ses avocates, Mes Christelle Mazza et Elodie Maumont, pour qui la Poste a mené une « politique de déni ».

Période pendant laquelle la plaignante affirme avoir été « mise au placard », installée dans un bureau entre l’escalier de secours et les toilettes, loin des bureaux des collègues de son service, ou « oubliée » en congé maladie. Elle se plaint de « propos humiliants et vexatoires ».

« La preuve a été apportée aux magistrats qu’il n’y avait aucun harcèlement », avait réagi peu après le jugement de relaxe l’avocat des prévenus, Me Marc Bellanger.

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