Arrêté en pleine nuit dans une école de Corbeil: il était venu « boire de l’eau »

logo AFP

Un jeune homme a été arrêté en pleine nuit dimanche dans une école de Corbeil-Essonnes, faisant craindre une cinquième tentative d’incendie en trois mois contre un bâtiment public dans cette commune de l’Essonne. Venu « boire de l’eau », il a finalement été relâché, a expliqué lundi une source judiciaire.

Le jeune homme, âgé d’une vingtaine d’années, a été arrêté « vers 4H00 du matin » dans la nuit de samedi à dimanche, surpris en train d’escalader le portail de l’école maternelle Théodore-Steeg, où une voiture avait déjà été incendiée dans la nuit du 15 au 16 décembre, sans faire d’importants dégâts.

« Évidemment, les policiers ont pensé qu’il pouvait s’agir d’une nouvelle tentative d’incendie », a expliqué cette source, d’autant plus qu’ils découvrent « un jerrican vide » dans un véhicule où attendaient deux amis du suspect, qui sont eux aussi arrêtés.

« En réalité, il apparaît que ce jeune avait l’habitude de rentrer dans l’école, qu’il connaît, pour aller boire au robinet », a précisé la source judiciaire. Il a été relâché, ainsi que ses deux amis, et écopera d' »un rappel à la loi ».

« Il a convenu que ce n’était pas malin de faire ça en ce moment », a ajouté cette source. « La police fait attention » aux bâtiments publics de Corbeil-Essonnes « depuis un petit moment », a-t-elle souligné.

Depuis trois mois, quatre d’entre eux ont été la cible d’incendies à la voiture bélier: une médiathèque et une école dans la nuit du 5 au 6 octobre, une autre école deux semaines plus tard, et l’école Théodore-Steeg dans la nuit du 15 au 16 décembre.

Plusieurs enquêtes en lien avec la mairie, dirigée de 1995 à 2009 par l’avionneur Serge Dassault, sont toujours en cours à Corbeil-Essonnes pour racket, menaces ou tentatives d’homicide.

Les enquêteurs s’interrogent sur un lien entre les incendies à la voiture bélier et les mises en examen du sénateur Dassault et de son successeur à la mairie Jean-Pierre Bechter dans une enquête pour « achat de votes ».

Les opposants au maire évoquent régulièrement des « règlements de comptes » pour expliquer ces incendies.

« On met le paquet » sur cette enquête, avait assuré mi-décembre une source proche du dossier, évoquant « un système pourri » et les difficultés rencontrées par les enquêteurs pour coopérer avec la municipalité.

Au total, au moins 15 feux volontaires de bâtiments publics ou de voitures ont indirectement visé la municipalité ces quatre dernières années.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. ©2014 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Recherche dans les archives

Vous