Liens lycée-université : l’Assemblée Nationale crée une mission d’information

L’Assemblée a créé une mission d’information sur les liens entre le lycée et l’enseignement supérieur. Elle partira à la recherche de "voies" et d'exemples inspirants.

Amphi/Flickr/CamilleStromboni

Amphi/Flickr/CamilleStromboni

Le passage du lycée à l’université est souvent un choc pour les nouveaux étudiants. Pour faciliter ce passage et assurer un véritable « continuum de formation entre le « bac -3 » et le « bac +3 », la Commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée Nationale a créé le 18 décembre, une « mission d’information sur les liens entre le lycée et l’enseignement supérieur ».

Composée de 15 députés, elle fera le point sur le « défaut d’articulation entre l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieur ». En multipliant des auditions (d’enseignants, de lycéens, de directeurs d’établissements) et en allant sur le terrain à la recherche d’initiatives pouvant être généralisées, elle se penchera sur les voies et les moyens permettant de renforcer les liens entre lycée et université, apprend-on dans un communiqué de l’Assemblée.

Dispositif « bac-3, bac +3 »

Nouer des liens entre secondaire et enseignement supérieur est l’un des objectifs du gouvernement, depuis la loi sur l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) de 2013. Pour améliorer l’orientation des bacheliers, le gouvernement a ainsi lancé, début 2014, le dispositif « bac-3, bac +3 », qui vise à accompagner les étudiants dès l’amont, dans la construction de leur parcours d’orientation.

Une circulaire du 18 juin 2013, adressée par le ministère de l’éducation nationale aux recteurs d’académie, aux présidents d’université et aux proviseurs, insistait également sur une collaboration renforcée entre l’enseignement scolaire et l’enseignement supérieur, mettant en place une institution consultative, la « commission académique des formations post-baccalauréat ». Présidée par le recteur d’académie, regroupant proviseurs et présidents d’universités, sa mission est d’étudier l’offre de formation, et aussi de définir les « schémas directeurs » du conseil anticipé d’orientation en classe de 1ère.

C’est aussi dans cette optique que le gouvernement a lancé, en janvier dernier, le portail Admission post-bac (comportant notamment une « hotline » composée de professionnels de l’orientation), destiné à simplifier l’orientation des futurs étudiants, mais aussi la réorientation des étudiants en première année de licence.

Des initiatives de terrain

Le 9 janvier 2015, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, sera présente au salon APB (admission postbac), organisé par le Groupe AEF, dont le thème est : « Lycée-enseignement supérieur : comment créer une culture commune entre les acteurs pour réussir le continuum bac-3/+3 ».

lycee classe vide sans professeur

© Igor Mojzes – Fotolia.com

En quête de « bonnes pratiques » facilitant le continuum bac-3/bac+3, le gouvernement rencontrera notamment les acteurs de l’éducation de l’Académie de Dijon, qui organise un programme de formation de professeurs de lycée sur les filières universitaires. La ministre bénéficiera aussi du retour d’expérience de l’université Paris-VIII, qui accueille dans ses murs professeurs de lycée et élèves – ceux-ci peuvent suivre des cours, afin de se familiariser avec le rythme universitaire.

La mission d’information nouvellement créée pourra de son côté, probablement s’inspirer d’autres initiatives s’inscrivant dans la recherche d’une orientation se préparant le plus tôt possible, et allant plus loin que les simples journées portes ouvertes. Ainsi, à Nantes, depuis 2010, l’université propose une découverte des campus, et une participation à certains cours. Selon Le Monde, les proviseurs et les professeurs de 17 lycées « construisent main dans la main avec les universités » nantaises, un programme pour « aider les lycéens de première et de terminale à construire leur formation future ».

L’université Jean-Monnet de Saint-Etienne expérimente en outre des « échanges de services » entre enseignants du secondaire et du supérieur : les professeurs de lycée enseignent en licence, quand les enseignants-chercheurs font cours au lycée. Une façon de décloisonner l’université, et d’assurer une certaine continuité pédagogique entre secondaire et supérieur .

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