Cinq personnes comparaissent au procès en appel des violences d’Amiens-Nord

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Cinq hommes comparaissaient mercredi devant la cour d’appel d’Amiens pour le procès en appel des émeutes qui ont éclaté dans les quartiers nord de la ville en août 2012 et lors desquelles 17 policiers avaient été blessés.

Deux procès avaient eu lieu en première instance, en mai et juin 2014, portant successivement sur les violences et dégradations commises sur des bâtiments publics, puis les tirs sur les policiers.

Au total 11 majeurs ont été condamnés, dont l’un dans les deux volets, à des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme, en l’absence notable des tireurs lors du second procès, seuls des complices y comparaissant.

« Les deux jugements vont être évoqués en même temps car il ne s’agit que d’une seule et même affaire », avait expliqué avant l’audience une source judiciaire.

Huit prévenus avaient initialement fait appel, mais trois se sont désistés de leur appel mercredi, certains craignant que leur peine ne « soit alourdie », selon une avocate.

Certains défenseurs des prévenus avaient dénoncé en première instance le « procès d’un quartier ».

Quatre mineurs avaient également été condamnés dans le volet des violences et dégradations par le tribunal des enfants d’Amiens, certains à des peines de prison ferme.

Deux d’entre eux, qui ont fait appel et ont comparu récemment, attendent le délibéré pour jeudi.

Parmi les cinq majeurs qui comparaissent mercredi, trois sont rejugés dans le volet des violences urbaines et dégradations et deux dans celui des tirs contre les policiers.

Dans la matinée, un début d’échauffourée a eu lieu dans le box des prévenus, deux d’entre eux, condamnés pour tentative d’assassinat en première instance, s’étant brièvement retrouvés avec leur victime.

Dix-sept policiers avaient été blessés dans la nuit du 13 au 14 août 2012, dont certains par armes à feu, lors d’émeutes urbaines durant lesquelles plusieurs bâtiments publics, dont une école maternelle, avaient été incendiés, suscitant une vive émotion dans l’opinion et jusqu’au plus haut sommet de l’Etat.

Le quartier était particulièrement tendu depuis un contrôle de police effectué la veille à proximité d’une cérémonie d’hommage à un jeune du quartier décédé dans un accident de moto.

La décision d’appel devrait être mise en délibéré.

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