A Toulouse, le préfet veut que les jeunes modèrent leur alcoolisation

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L’ivresse répétée et son cortège de violences ou d’accidents touchent particulièrement la jeunesse toulousaine et nécessite « un plan coordonné » pour que les jeunes modèrent leur « alcoolisation », a déclaré mercredi le préfet de Haute-Garonne, Pascal Mailhos.

Le préfet se défend de vouloir attaquer les habitudes « festives » de Toulouse et entend privilégier « sensibilisation » et « responsabilisation des consommateurs mais aussi des fournisseurs de boisson », plutôt que la répression.

Lors d’une conférence de presse commune avec les représentants de l’éducation nationale, de la justice, de la santé, de la ville de Toulouse, et des cafetiers, le préfet a annoncé des « campagnes de sensibilisation des élèves de 5e des collèges et des étudiants en première année sur les risques de l’alcool ».

Il table aussi sur la mise en place d’activités de loisirs alternatives, citant notamment la possibilité de « mettre en place des activités sportives nocturnes, l’ouverture de piscines après 21 heures » par exemple.

Un « label des pratiques responsables » sera mis en place avec les cafetiers dans les prochains mois, sans doute « au premier trimestre 2015 », a-t-il indiqué. Pour obtenir ce label, les tenanciers de débits de boisson devraient notamment s’engager « à ne plus servir de boisson alcoolisée à partir de une heure trente avant la fermeture de l’établissement » et « prévoir de vérifier avec leurs clients les moyens pour qu’ils rentrent chez eux sans danger ».

Un premier bilan de ces diverses initiatives « sera dressé en juin 2015 et on en tirera les leçons », a indiqué le préfet

Selon les chiffres communiqués lors de la conférence de presse par le Dr Éric Regnaut, représentant l’agence régionale de santé (ARS), « 35% des jeunes de 17 ans de Midi-Pyrénées ont connu trois phénomènes d’ivresse au moins au cours de la dernière année alors que la moyenne nationale est de 28%, et notre région est dans les trois plus touchées ».

« Le phénomène s’est accéléré depuis cinq ans avec le développement du « binge drinking » (« biture » express, NDLR) et le fossé se creuse avec les autres régions », a indiqué le préfet.

« Il faut faire bouger les lignes, cela doit être progressif et dans la durée, car ce sont des pratiques lourdes et déjà un peu anciennes », a-t-il ajouté.

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