Evaluation des élèves: le président de la conférence nationale plaide pour une réforme du « juste milieu »

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La réforme de l’évaluation doit permettre de trouver des procédures qui aideront les élèves à progresser, avec un « juste milieu », a estimé vendredi le physicien Etienne Klein, président du jury de la conférence nationale de l’évaluation des élèves.

Le débat sur la réforme de l’évaluation des élèves « ne doit pas être caricaturé », et il doit trouver un « juste milieu » entre des mesures « trop révolutionnaires » et des mesures « trop dans le droit fil de ce qui existe », a exhorté Etienne Klein devant cette conférence (trente personnes, pour moitié usagers de l’éducation et pour moitié des professionnels).

Il a demandé de « ne pas réduire la question de l’évaluation à la question des notes » et balayé les critiques selon lesquelles la composition du jury chargé de fournir en janvier des recommandations à la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem, laisse entrevoir qu’un consensus a déjà été construit, sur un sujet très sensible et polémique.

« Il n’y a pas de contestation » possible car les débats se sont appuyés sur « beaucoup de résultats de recherche » et « notre première proposition sera de les faire connaître aux enseignants », a-t-il dit.

« L’idée n’est pas de trouver un consensus mais de trouver un consensus minimum », a fait valoir Florence Robine, directrice générale de l’enseignement scolaire.

On est dans un « cadre clair », celui de la loi de 2013 qui prône une évaluation positive et encourageante, a-t-elle dit. Il s’agit aujourd’hui d’inscrire la réforme de l’évaluation « en cohérence » avec le refonte du socle commun, la réécriture en profondeur des programmes, la refonte des cycles et la réforme du collège, selon elle.

La réflexion porte aussi sur la formation des enseignants et sur le numérique, a poursuivi Mme Robine.

Le pédopsychiatre Marcel Rufo a relevé que les mauvaises notes sont assimilées à un « traumatisme répétitif », préjudiciable pour l’équilibre psychique de l’enfant. « Un motif de consultation sur deux, c’est les mauvais résultats scolaires. C’est un problème de santé publique », a-t-il regretté.

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