Kaboul: Hollande « condamne » un attentat « odieux » contre la « culture et la création »

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François Hollande a « condamné » l’attentat perpétré jeudi contre le centre culturel français de Kaboul, y voyant un acte « odieux » contre la « culture et la création », tandis que Manuel Valls a fustigé un acte « de haine et d’obscurantisme ».

« Je condamne l’attentat odieux qui s’est produit dans l’enceinte de l’Institut français d’Afghanistan », a déclaré le chef de l’État, selon un communiqué de l’Elysée. « En prenant pour cible ce lieu de dialogue, c’est la culture et la création que les terroristes ont visé », a estimé François Hollande, exprimant « la solidarité de la France aux victimes et à leurs familles ».

Deux attentats suicide, contre le centre culturel français et des soldats afghans, ont fait au moins sept morts et plus d’une vingtaine de blessés jeudi à Kaboul, capitale afghane théâtre d’une recrudescence des violences à l’approche du retrait de l’Otan.

Un kamikaze s’est fait exploser en fin d’après-midi dans la foule, lors d’une représentation théâtrale au centre culturel français de Kaboul, niché dans le lycée Esteqlal, une des institutions d’enseignement les plus connues du pays. L’explosion a fait un mort et 15 à 20 blessés, selon les premiers bilans.

« En s’attaquant à un symbole de la culture et de l’universalité des valeurs portées par la France, les terroristes montrent une nouvelle fois qu’ils véhiculent un message de haine et d’obscurantisme. Cet acte lâche renforce la France dans sa détermination à lutter contre la barbarie », a pour sa part condamné « avec force » le Premier ministre Manuel Valls, dans un communiqué de Matignon.

Le centre culturel franco-afghan de Kaboul se trouve dans le centre de la capitale, non loin du palais présidentiel. Il est installé à l’intérieur du complexe abritant le lycée franco-afghan Esteqlal, financé par la France et qui a appris le français à plusieurs générations d’écoliers afghans, dont le plus célèbre fut le héros de la résistance contre les Soviétiques et les talibans Ahmad Shah Massoud.

Réhabilité par la France à la fin des années 2000, le centre culturel avait rouvert ses portes flambant neuf en septembre 2010. La France avait également auparavant réhabilité les lycées franco-afghans Esteqlal (garçons) et Malalaï (filles).

Inauguré en 1970, le centre culturel fut fermé entre 1983 et 2002 à cause des conflits successifs qui secouèrent le pays, avant de rouvrir ses portes au public en 2003 après la chute des talibans.

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