Enseignement supérieur et recherche: des manifestations dans plusieurs grandes villes

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Des milliers de personnes ont manifesté jeudi à Paris et en province pour dénoncer les coupes budgétaires dans l’enseignement supérieur et la recherche et ont obtenu un premier geste de François Hollande jugé néanmoins « insuffisant ».

Plusieurs centaines de personnes ont défilé dans le calme à Paris derrière une banderole « des postes et crédits pour l’avenir », à l’appel du collectif Sciences en marche et d’organisations syndicales, a constaté l’AFP.

« La recherche n’est pas la concurrence » ou « comme le reste le savoir est à tous, défense du service public de l’enseignement supérieur », pouvait-on lire sur des pancartes.

Une centaine d’étudiants et enseignants ont aussi manifesté dans le centre de Besançon. A Bordeaux, les étudiants se sont réunis en assemblée générale sur le parvis de l’Université Montesquieu contre « les coupes budgétaires ».

A Lyon, des dizaines d’étudiants et de jeunes chercheurs se sont rassemblés place Bellecour pour « sensibiliser le grand public et le gouvernement sur la nécessité de ne pas abandonner la recherche comme c’est le cas actuellement », selon Thomas Bigot de Sciences en marche.

D’autres manifestations étaient prévues à Lille, Strasbourg, Toulouse et dans plusieurs villes universitaires.

Au même moment on apprenait que François Hollande va « annoncer » le rétablissement de 70 millions d’euros de crédits aux universités, supprimés par les députés dans le budget 2015, lors d’un dîner vendredi avec des présidents d’université.

Les organisations qui appelaient à manifester dénonçaient notamment le coup de rabot de 136 millions d’euros sur les crédits de la recherche et de l’enseignement supérieur, dont 70 millions pour les universités, adopté par l’Assemblée nationale en novembre.

La Fage, deuxième organisation étudiante, avait « déploré » jeudi matin « le recul du gouvernement sur son engagement à sanctuariser le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche ».

Mais l’annonce du rétablissement des 70 millions ne suffit pas aux syndicats.

« L’Unef se félicite de cette annonce » mais elle « rappelle qu’il ne suffira pas au gouvernement de retirer une provocation à la dernière minute pour répondre au mécontentement des étudiants », a déclaré l’organisation. « C’est plus de 150 millions qu’il manquera aux universités en 2015 simplement pour fonctionner correctement. »

« C’est un geste symbolique mais ce sont des milliards qui manquent à la recherche en France », a déclaré à l’AFP Michel Pierre, directeur de recherche au CNRS et secrétaire général adjoint de la CGT recherche.

« Nous demandons des postes et des emplois pour travailler. La baisse des crédits remet en cause la compétitivité de la recherche française », a-t-il dénoncé en défilant dans Paris.

Le cabinet de la secrétaire d’État à la Recherche, Geneviève Fioraso, a fait savoir à l’AFP qu’elle « s’était engagée à maintenir le budget des universités » et qu’elle se battait depuis plusieurs semaines en ce sens.

Plusieurs milliers de scientifiques – 8.000 selon les organisateurs – avaient déjà manifesté le 17 octobre à Paris, à l’appel du même collectif, pour réclamer des moyens pour la recherche.

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