Trois mineurs en garde à vue après l’agression au marteau d’un lycéen

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Trois mineurs ont été arrêtés mardi matin à la suite de l’agression au marteau d’un lycéen le 27 novembre dans son établissement de Maisons-Alfort (Val-de-Marne), a-t-on appris de sources concordantes, confirmant une information du Parisien.

Arrêtés peu après 6H00 à leurs domiciles respectifs, les trois adolescents – âgés de 16 et 17 ans – sont soupçonnés d’avoir poursuivi dans les étages du lycée Paul-Bert un élève de 18 ans, grièvement blessé après avoir reçu plusieurs coups, dont un violent coup de marteau à la tête.

Les policiers de la sûreté territoriale du Val-de-Marne ont saisi à cette occasion un pistolet automatique de défense, de type « gomme-cogne ».

Mardi soir, leurs gardes à vue ont été prolongées dans le cadre d’une enquête en flagrance pour tentative d’homicide volontaire et intrusion dans un établissement scolaire.

« Ce ne sont pas des élèves scolarisés dans ce lycée », a précisé une source judiciaire. Selon les premiers éléments de l’enquête, la rixe serait due à « une tentative de séduction de jeunes filles de l’établissement par les agresseurs. »

Une première altercation verbale aurait eu lieu dans l’après-midi aux abords du lycée entre un jeune et un groupe de cinq adolescents.

A la suite de l’altercation, ils auraient fixé un nouveau rendez-vous afin de s’affronter. Mais, peu après 17H00, le groupe, muni de marteaux et de barres de fer, s’en serait pris à un autre élève, qui, selon une source policière, avait tenté de s’interposer.

Laissée pour morte, la victime avait été transportée à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil avec un pronostic vital engagé, et souffrait de « plusieurs fractures du crâne ». Elle s’est depuis vue prescrire « 21 jours d’ITT sous réserve de séquelles neurologiques et psychologiques », a indiqué une source policière.

« Tous les membres du groupe n’ont pas encore été identifiés », a précisé une source judiciaire.

Neuf autres jeunes, vraisemblablement des amis de la victime, avaient été interpellés après les faits. Huit ont été mis en examen pour participation à un attroupement armé et le neuvième placé sous statut de témoin assisté. Lors de leurs arrestations, ils étaient également porteurs d’armes.

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