Synagogue à la Grande-Motte menacée: deux jeunes d’extrême droite interpellés

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Deux jeunes gens présumés appartenir à un groupuscule d’extrême droite ont été interpellés mardi matin à Montpellier après des « menaces », via les réseaux sociaux, contre la synagogue de la Grande-Motte (Hérault), a-t-on appris de source policière et à l’Intérieur.

Trois autres jeunes ont eux été interpellés à Béziers, a indiqué une source proche du dossier, confirmant une information du Midi Libre.

Il s’agit d’une affaire distincte de jeunes biterrois ayant des affinités avec des thèses antisémites et qui ont évoqué des menaces contre l’école juive de Béziers, a indiqué la même source.

Selon la source policière, la synagogue de La Grande Motte avait été ciblée, sur Facebook notamment, avec sa photo et une inscription au bas: « Un futur brasier ? »

Le service régional de la police judiciaire (SRPJ) avait été saisi d’une plainte de la communauté juive. Il a réussi, avec la gendarmerie et les services de renseignement, à identifier les présumés auteurs, âgés de 17 et 21 ans, qui ont été interpellés mardi matin, a dit cette source.

D’autres photos des suspects, avec des armes factices et des treillis militaires, ont été retrouvées, également sur les réseaux sociaux.

Ils font partie d’un groupuscule d’extrême droite intitulé Mouvement populaire pour une nouvelle aurore, a aussi précisé la source.

Bernard Cazeneuve a « félicité les services de police judiciaire, de gendarmerie et de renseignement dont les investigations et l’excellente coordination ont permis l’interpellation ce matin (mardi) à Montpellier de (ces) deux individus », dans un communiqué.

« Affiliés à un groupuscule d’extrême droite, ils utilisaient les réseaux sociaux pour diffuser un discours et des menaces antisémites », a confirmé le ministre de l’Intérieur.

« L’espace numérique ne saurait être le refuge de la violence raciste et antisémite », a fait valoir M. Cazeneuve, « tous ceux qui persisteront à proférer des messages de haine et d’incitation à la violence doivent savoir que la République les rattrapera, qu’ils seront inlassablement recherchés, arrêtés et punis ».

« Aucune impunité ne s’attache à l’anonymat derrière lequel ils croient pouvoir se dissimuler pour exprimer une telle parole, qui constitue un délit et a vocation à être réprimée comme tel », a-t-il ajouté.

Le ministre de l’Intérieur avait appelé dimanche à « faire de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme une cause nationale », quelques jours après l’agression à Créteil d’un couple, ciblé en raison de ses origines juives.

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