CPU : une femme bientôt à la présidence ?

Deux listes sont candidates aux prochaines élections au bureau de la CPU, dont une conduite par la présidente de l’Université Montpellier 3 Anne Fraïsse.

Anne Fraïsse présidente université Montpellier 3Le 18 décembre prochain auront lieu les élections du prochain bureau de la Conférence des présidents d’université (CPU). Composé d’un(e) Président(e) et de deux vice-Président(e)s, il sera élu au scrutin secret pour une durée de deux ans.

Deux femmes sur la liste

Les 104 membres de la CPU appelés à voter auront le choix entre deux listes. La première réunit les membres de l’actuel bureau de la CPU et est menée par Jean-Loup Salzmann, président de l’Université Paris 13, aux côtés de Khaled Bouabdallah, président de l’Université Jean-Monnet Saint-Etienne et Gérard Blanchard, président de l’Université de la Rochelle. L’autre est menée par Anne Fraïsse, présidente de l’Université Montpellier 3, aux côtés de Danielle Tartakowsky, présidente de l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis et Rachid El Guerjouma, président de l’Université du Maine.

C’est la première fois qu’une liste candidate aux élections de la CPU est composée de deux femmes. La situation est d’autant plus inédite qu’elles président deux universités de sciences humaines et sociales. « Ça ne dérange personne d’être dirigé par trois hommes, dont deux scientifiques et un économiste, mais je ne doute pas qu’on nous reprochera d’être deux présidentes dans les sciences humaines », estime la présidente de Montpellier 3 dans le Figaro. En présentant une liste comportant deux femmes, Anne Fraïsse espère instaurer un début de parité au sein de la CPU où « en deux ans, on est passé de 12 à 8 femmes ».

Pour une CPU plus ouverte au débat

Dans leur déclaration de candidature, les membres de la liste menée par Anne Fraïsse proposent de faire de la CPU une « force de propositions pour susciter le débat et porter une parole commune en réponse » à la crise traversée par les universités. « Nous ne partageons pas l’approche qui consiste à gérer avec le ministère une survie de nos universités », expliquent-ils. « En temps de crise, la pire des réactions c’est la résignation qui pousse à se faire acteur consentant des mesures qui vous écrasent ou coupable désigné gérant les conséquences imposées par d’autres ».

Pour les trois présidents « le but de la CPU ne doit pas être de chercher le plus petit dénominateur commun ni de renoncer au débat mais de construire une stratégie partagée et de la porter avec conviction ».

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