« Ferrières », une nouvelle école pour enseigner l’art de vivre à la française

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Gastronomie, luxe et hôtellerie: les trois fleurons de l’art de vivre à la française seront enseignés à partir de la rentrée 2015 à « Ferrières », une nouvelle école installée près de Paris, qui ambitionne de devenir une « référence internationale » en la matière.

« Nous sommes confrontés à des difficultés de recrutement de personnels qualifiés dans ces secteurs et nous avons pris l’habitude de faire appel à des élèves issus de grandes écoles internationales, notamment en Suisse », a expliqué mercredi à la presse Khalil Khater, patron du groupe Accelis, à l’initiative du projet de l’école « Ferrières ».

Il y avait donc « un manque » que « Ferrières » ambitionne de combler en France, a souligné le dirigeant dont le groupe spécialisé dans l’immobilier, le luxe et d’hôtellerie-restauration est basé à Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne), à quelques kilomètres de Ferrières-en-Brie.

« Pour cette école, il fallait un écrin », a ajouté M. Khater en présentant le cadre majestueux du château de Ferrières dans lequel l’école sera installée.

Inauguré en 1862 par Napoléon III et entouré d’un parc de 130 hectares, l’édifice accueillera sa première promotion de 35 à 45 étudiants à la rentrée 2015.

« Vitrine de leur savoir-faire, ils disposeront sur place de deux restaurants et d’un hôtel d’application », a précisé Khalil Khater.

L’école, qui devrait compter un millier d’élèves « en vitesse de croisière » délivrera des diplômes de niveau Bac + 3 et Bac + 5 (Master). Un Master 2 préparera en cinq ans aux métiers du management dans la gastronomie, le luxe et l’hôtellerie haute de gamme.

Deux cursus seront proposés, l’un aux étudiants francophones (majoritairement en français), l’autre aux étrangers (en anglais).

Les frais de scolarité sont fixés à 18.000 euros par an pour la filière francophone et à 24.000 euros par an pour la filière internationale a précisé Khalil Khater.

« Une bourse subventionnera les étudiants des deux premières promotions à hauteur de 6.000 euros » avant que ne soient introduits des critères de ressources, a-t-il souligné.

« Avec le classement, en 2010, du repas gastronomique des Français au patrimoine immatériel de l’humanité, la France a pris un engagement auprès de l’Unesco de faire vivre ce patrimoine et de le transmettre aux générations futures », a déclaré le président de « Ferrières », Jean-Robert Pitte, qui préside également l’Académie du vin de France.

Il sera entouré d’un comité de parrainage prestigieux composé notamment du chef trois étoiles Guy Savoy, du président de « Relais et Châteaux », Philippe Gombert, ou du PDG du Marché international de Rungis Stéphane Layani.

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