Aquitaine: manifestations de parents d’élèves pour le maintien d’écoles dans le réseau de réussite scolaire

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Plusieurs manifestations de parents d’élèves ont été organisées samedi après-midi en Aquitaine pour demander que des écoles et collèges ne sortent pas du Réseau de réussite scolaire.

A Bordeaux, environ 500 parents et enseignants de six collèges et 64 écoles de Gironde se sont rassemblés dans le centre-ville pour « dire que le réseau de réussite scolaire (RRS, ex-Zone d’éducation prioritaire) est nécessaire à l’épanouissement et à la réussite de tous les élèves à l’école ».

Selon la FCPE 33, « cette sortie du RRS sera synonyme à terme d’une forte dégradation des conditions d’apprentissage des élèves en raison de l’augmentation des effectifs par classe, de la fin de la scolarisation des moins de trois ans, de la suppression des aides particulières pour lutter contre les difficultés scolaires, des financements des projets pédagogiques, culturels et sportifs ».

A Langon, au sud de Bordeaux, une centaine de personnels, parents et enseignants des collèges de Cadillac et Saint-Symphorien, et des écoles rattachées à ces collèges, ont également manifesté.

« C’est un réseau de qualité, il n’y a pas de décrochage scolaire et nous avons 80% de réussite au Brevet au collège de Saint-Symphorien », a indiqué Didier Deyres, dont le fils est scolarisé en 6e et souffre du syndrome d’hyperactivité. Dans une classe « à 25 élèves, il est bien intégré. A 30, les professeurs ne pourront plus avoir autant d’attention sur lui », a-t-il estimé.

« Il n’y aura plus d’aide aux devoirs, plus de sorties scolaires. En France, on veut que nos enfants réussissent, mais on ne fait rien pour. Et on va s’apercevoir dans le futur qu’il ne fallait pas enlever ces soutiens et ça coûtera beaucoup plus d’argent pour le remettre en place », a-t-il ajouté.

A Fumel (Lot-et-Garonne), les parents d’élèves manifestaient pour le déclassement de 12 écoles et de deux collèges. Derrière le slogan « éducation, emplois, tous ensemble », ils ont agrégé à leur manifestation les salariés des usines de Métaltemple Aquitaine (130 salariés) placé en redressement judiciaire, ainsi que ceux de Tarkett Bois qui fermera ses portes à la fin de l’année avec 120 licenciements.

Personnels de l’hôpital, artisans et commerçants se sont également joints au cortège estimé à 1.000 personnes, selon la gendarmerie.

« Pour sortir les écoles du RRS, le recteur s’est appuyé, dit-il, sur des chiffres disant que la situation sociale allait bien dans le Fumelois. Or, on veut lui montrer que ça ne va pas bien du tout », a expliqué à l’AFP Sandrine Mucha, porte-parole des parents d’élèves.

« Si on veut que nos enfants s’en sortent, il faut maintenir ces écoles dans le réseau. C’est pour eux la double peine sociale: le chômage des parents et l’arrêt du soutien de l’éducation nationale », a-t-elle regretté.

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