A la seule force des bras, trois femmes veulent relier le Cap Horn à l’Antarctique

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Trois femmes se sont lancé le défi de relier, en relais et à la seule force des bras sur une planche de paddle-board, le Cap Horn à l’Antarctique pour sensibiliser les jeunes générations à la préservation des océans.

Réunies au sein de l’association « Cap ô pas cap », les trois championnes du monde de sauvetage côtier, Stéphanie Geyer-Barneix, Alexandra Lux, originaires de Capbreton (Landes), et l’Espagnole Itziar Abascal, s’apprêtent à partir du 15 décembre, en fonction de la météo, à plonger dans les eaux glacées du Cap Horn (Chili), pour effectuer les 1.000 km de traversée en relais de 75 minutes chacune.

Revêtues d’une combinaison étanche sur mesure, elles estiment qu’il leur faudra de 15 à 20 jours pour relier, couchées ou à genoux sur la planche, le continent glacé selon elles « symbolique en matière d’environnement ».

Deux traversées préparatoires, entre la Corse et Monaco, puis entre Lorient et Capbreton, ont permis aux rameuses de tester leur état de forme et leur matériel.

« On sait que ça va être très difficile », prédit Alexandra Lux, qui avait déjà, en 2009 avec ses deux compères, traversé l’Atlantique Nord en 54 jours entre l’île du Cape breton (Canada) et Capbreton sur la côte landaise.

« Il y aura le froid avec de l’eau à 2°C, le vent, la houle de mer, et aussi les animaux rencontrés qu’il faudra gérer », a expliqué jeudi à Bordeaux lors d’une conférence la sociétaire du club de sauvetage de Capbreton. Si les conditions de sécurité ne sont pas réunies en cas de forte tempête ou d’extrême fatigue, les rameuses se réservent le droit de se reposer à bord du voilier accompagnateur et de reprendre la traversée au même endroit grâce à un relevé GPS.

Outre l’exploit sportif inédit, des relevés d’eau seront effectués par leur bateau accompagnateur pour mesurer la quantité de micro-particules de plastique et de mercure. Les échantillons seront analysés par le CNRS de Villefranche-sur-mer (Alpes-Maritimes).

Un volet de sensibilisation des jeunes est également accolé au projet d’un coût de 400.000 euros, pris à moitié en charge par diverses collectivités locales, l’autre moitié étant financée par des partenaires privés et un financement participatif.

Un jeu interactif, qui est mis à disposition des enseignants de primaire avec l’approbation de l’Inspection d’académie, permet également de sensibiliser les enfants à la protection de l’eau.

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