Paris et Clichy-sous-Bois renouvellent leur accord de coopération

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Les villes de Paris et Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) ont renouvelé mercredi leur accord de coopération, conclu en 2006 après de violentes émeutes et qui s’est traduit par de nombreux échanges entre les deux communes socialistes.

« Moi qui suis né à Clichy, on me demandait quand j’étais enfant si j’avais déjà vu la mer. Maintenant, la question, c’est plutôt: avez-vous déjà vu Paris? », a raconté Olivier Klein, le maire PS de cette commune défavorisée, théâtre à l’automne 2005 d’émeutes urbaines, et où 45% des habitants ont moins de 25 ans.

Et, de fait, depuis la signature du premier accord en 2006, plusieurs centaines de jeunes Clichois sont venus à Paris. Dans l’autre sens, des petits Parisiens, notamment du 18e arrondissement, ont franchi le périphérique pour découvrir cette ville de banlieue, y rencontrer des sportifs de haut niveau ou faire du VTT dans la forêt voisine de Bondy.

Outre le maire et son équipe, des artistes, éducateurs et enseignants de la ville avaient fait le déplacement jusqu’à l’Hôtel de Ville de Paris, qui avait accueilli en 2006 l’exposition photo « Clichy sans clichés », point de départ de la coopération qui se décline depuis sous de multiples formes.

Chaque année au printemps, une classe de CM1-CM2 de Clichy séjourne ainsi une semaine dans la capitale, visite monuments et musées, assiste à des spectacles: une initiative baptisée « classe transplantée », sur le modèle de la « classe verte ».

Ce partenariat est aussi fondé sur un échange d’expériences, dans le domaine du transport ou du cadre de vie. Outre l’opération « Clichy-Plage », réplique de « Paris-Plage », la commune a bénéficié de l’expertise de la capitale pour la construction du tramway T4, dont la mise en service est prévue pour la fin 2018, en attendant la ligne 16 du nouveau métro automatique en 2023. Par ailleurs, l’Ecole du Breuil et l’Ecole des ingénieurs de Paris apporteront leur aide aux projets d’aménagements des espaces verts et publics de la commune.

« Il fallait sortir des clichés et établir des ponts, des routes », a déclaré de son côté Anne Hidalgo, la maire de Paris, rappelant qu’il faut 1h40 pour rallier Clichy-sous-Bois et Montfermeil en transport en commun alors que ces deux communes sont situées à seulement 15 km de la capitale.

« La construction de la métropole, c’est notre destin commun », a conclu l’édile.

Fin octobre 2005, la mort de deux adolescents dans un transformateur électrique à Clichy-sous-Bois avait embrasé les banlieues françaises, provoquant trois semaines d’émeutes. Le gouvernement avait dû décréter l’état d’urgence.

Le procès de deux policiers poursuivis pour « non-assistance à personne en danger » dans la mort de ces deux jeunes aura lieu du 16 au 20 mars 2015.

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