Etudiants étrangers: une manne financière pour les pays d’accueil (rapport)

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Les étudiants étrangers représentent une manne financière de plus en plus importante pour les pays d’accueil, qui se livrent une véritable bataille pour les attirer, selon une étude qui sera présentée mercredi et dont l’AFP a obtenu une copie.

Près de 4 millions d’étudiants étaient en mobilité internationale en 2012, et ils pourraient atteindre les 7 millions à l’horizon de 2020, indique l’étude réalisée pour Campus France, un organisme public en charge des étudiants étrangers et rattaché aux ministères de l’Enseignement supérieur et des Affaires étrangères.

En moyenne, les quelque 295.000 étudiants étrangers présents en France dépensent environ 920 euros par mois (logement, restauration, santé, transports ou loisirs), selon l’étude.

En prenant en compte ces dépenses et les frais d’inscription, ces jeunes injectent plus de 4,6 milliards d’euros dans l’économie chaque année, et coûtent à la collectivité environ 2,8 milliards d’euros (logement, restauration, aides, bourses).

« L’apport économique net annuel avoisine 1,7 milliard d’euros », conclut l’étude de Campus France.

A titre de comparaison, les retombées économiques des étudiants internationaux varient de 1,5 milliard pour l’Allemagne à 19 milliards d’euros pour les Etats-Unis. Ces contributions et celles induites par la création d’emplois (22.000 outre-Rhin et 300.000 côté américain) ont pratiquement doublé en dix ans pour ces deux pays, selon l’étude de Campus France.

Outre l’aspect purement économique, l’enquête révèle que d’autres bénéfices, « réels » mais plus difficiles à calculer, existent: ces étudiants sont aussi « d’excellents ambassadeurs ».

A son retour, seul 1 étudiant sur 10 ne souhaite pas recommander la France pour des vacances, un séjour d’études, y travailler, y vivre ou investir.

Après plusieurs années plus difficiles avec la circulaire Guéant qui durcissait les conditions d’obtention d’un titre de séjour, la France a retrouvé cette année son troisième rang des pays d’accueil. En septembre, le gouvernement a réitéré son intention d’augmenter le nombre d’internationaux dans ses établissements, particulièrement celui des étudiants chinois avec pour objectif d’en attirer 50.000 à l’horizon 2017 contre 30.000 aujourd’hui.

Actuellement, les étudiants étrangers présents en France viennent de 190 pays différents: 43% viennent d’Afrique, 26% d’Europe, 19% d’Asie, 8% d’Amérique et 4% du Moyen-Orient.

L’enquête réalisée par BVA pour Campus France a été menée en ligne du 26 septembre au 27 octobre auprès d’un échantillon de 4.200 étudiants représentatifs, ayant effectué un séjour d’études de trois mois minimum, au cours des trois dernières années, ou ayant entamé leur séjour d’études depuis au moins trois mois.

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