Toulouse: une université en partie bloquée, protestations contre l’austérité

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L’université Toulouse-Jean Jaurès (23.000 étudiants) était « partiellement bloquée », mardi, par des étudiants et personnes extérieures au campus protestant notamment contre les politiques d’austérité, a-t-on appris auprès de l’établissement.

« Une partie des bâtiments est bloquée », a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’université, l’une des trois de la ville.

Dans un communiqué publié mardi, le président de l’université Toulouse – Jean Jaurès (ex-Mirail), Jean-Michel Minovez, a annoncé que la veille au soir, « plusieurs groupes » avaient pénétré sur le campus, puis étaient entrés « par effraction dans plusieurs bâtiments et sur les zones de chantier afin de s’emparer de tous les objets nécessaires à la formation de barricades ».

Cependant, la direction a décidé d’ouvrir mardi matin une partie des bâtiments. Aucun policier n’était en revanche présent sur le site, selon l’université.

Le président a déploré que les groupes occupant le campus soient « constitués pour partie d’éléments extérieurs à l’université » et que « la majorité » ne soit pas étudiante ». Il a appelé l’ensemble des personnels et étudiants « à faire entendre leurs voix ».

La grève et le blocage de l’université avaient été décidés à la mi-novembre par une assemblée générale d’un millier d’étudiants, pour protester contre leurs conditions d’études et le manque de moyens de leur faculté. Ils mettaient également en cause « les violences policières » et la « répression des manifestations », après la mort le 26 octobre de Rémi Fraisse sur le site du barrage contesté de Sivens (Tarn).

Samedi, des étudiants avaient ainsi participé à deux manifestations « contre les violences policières » à Toulouse. Ils scandaient « du fric pour les fac et les lycées, pas pour la police ni pour l’armée », un slogan devenu leur leitmotiv.

Lundi, M. Minovez avait reconnu dans un communiqué que « le projet de budget de l’Etat n’est pas à la hauteur des enjeux de formation, de recherche et d’emploi scientifique » et « place le service public d’enseignement supérieur et de recherche dans une situation d’austérité généralisée ».

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