Le musée du Quai Branly s’installe hors les murs, en Seine-Saint-Denis

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Le musée du Quai Branly a délocalisé certaines de ses oeuvres et activités à Montfermeil et Clichy-sous-Bois, deux communes défavorisées de Seine-Saint-Denis, une initiative destinée à faire venir au musée ceux qui n’y vont pas.

Présentations d’oeuvres tirées des collections, ateliers de peinture dans les écoles, conteurs arpentant les allées du marché, cours de danse ouïghoure, création de fresque collective: après Cergy-Pontoise (Val d’Oise) l’an passé, les « Ateliers nomades » se sont installés jusqu’au 30 novembre dans une quinzaine de lieux de ces deux communes voisines du 93.

Parmi les oeuvres présentées au public par des conservateurs du musée, des bijoux chinois de coiffure, confectionnés à partir de plumes de martins-pêcheurs en or, ou des objets du Maghreb et Moyen-Orient en lien avec la fête de l’Achoura.

« Le Quai Branly est un musée d’État, payé par tous les citoyens. Or, si la fréquentation des musées augmente, elle reste le fait d’une minorité de consommateurs culturels avertis. L’idée était donc d’aller au devant des populations qui ne vont pas au musée », explique à l’AFP Stéphane Martin, le directeur de cette institution consacrée aux arts premiers.

Preuve du succès de l’initiative, 2.300 personnes de l’agglomération de Cergy-Pontoise ont visité le musée parisien pour la première fois à la suite de la première édition de ces Ateliers nomades, qui avaient attiré 6.100 visiteurs.

La programmation du musée du Quai Branly s’exporte mieux que d’autres musées car sont mis à l’honneur des éléments de culture populaire, comme le tatouage ou le haka, la danse du peuple maori, poursuit M. Martin. Et « pour les populations issues de l’immigration, c’est une manière de leur montrer que la culture de leurs ancêtres n’est pas une sous-culture, ce qui est valorisant ».

Par ailleurs, comme l’an passé, des navettes gratuites vers le musée, situé à Paris près de la tour Eiffel, seront mises à la disposition des habitants des deux communes à compter de la fin décembre, pour les inciter à voir toutes les collections.

Et les Ateliers nomades pourraient être reconduits l’an prochain au même endroit. Ce qui réjouit le maire (PS) de Clichy-sous-Bois, Olivier Klein. « Tout ce qui amène la culture et Paris à Montfermeil et Clichy-sous-Bois, qui sont deux villes très enclavées, est une très bonne chose », affirme l’élu.

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