Un quart des internes en grève, mais pas de perturbations (syndicat)

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Près d’un quart des internes sont en grève lundi, mais ne créent pas de perturbations majeures, a indiqué à l’AFP le syndicat à l’origine du mouvement contre la réforme du temps de travail proposée par le gouvernement.

« Entre 25% et 30% d’internes » se sont déclarés grévistes, selon les premiers retours obtenus par Mickael Benzaqui, président de l’Intersyndicat national des internes (Isni).

C’est « globalement une bonne mobilisation », a affirmé le président fraîchement élu du principal syndicat d’internes spécialistes et généralistes.

« Différents types d’actions » étaient organisés au niveau local, selon lui, comme un sit-in ce midi au CHU de Bordeaux ou des rassemblements devant ceux de Reims et Poitiers.

Aucune perturbation majeure n’est à prévoir, dans la mesure où les grévistes peuvent être assignés. Ils peuvent également décider de rester travailler pour leurs patients, en portant un brassard de gréviste, selon Mélanie Marquet, vice-présidente de l’Isni.

Dans certaines villes, comme à Montpellier, les internes étaient invités à se déclarer grévistes pour une ou deux heures, a-t-elle indiqué. Une manière symbolique d' »exprimer son mécontentement » sans perturber l’organisation des services ni « subir la pression des chefs ».

« Il s’agit de démarrer le mouvement, on ne va pas s’arrêter là », a-t-elle prévenu.

Dans un avis rendu en mars, la Commission européenne avait épinglé la France, estimant que les internes français passaient trop d’heures dans les hôpitaux: 60 en moyenne, selon une étude de l’Isni, loin des 48 heures maximum imposées par Bruxelles.

Pour rentrer dans les clous, le ministère de la Santé envisage de réduire les obligations de service des internes, actuellement découpées en onze demi-journées, en passant à 10 demi-journées.

L’Isni réclame que la demi-journée supprimée soit fixée au samedi matin, seul moyen selon lui de garantir l’application de la réforme. Ce créneau serait compté comme une garde, et donc mieux rémunéré, lorsqu’il est travaillé.

Le principal syndicat d’internes généralistes, l’Intersyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale (Isnar-IMG), n’a pas souhaité s’associer au mouvement de grève, le texte présenté par le gouvernement comportant selon lui des « avancées ».

Pour tenter de calmer la grogne des internes, la ministre de la Santé Marisol Touraine a annoncé vendredi un dispositif de sanction à l’égard des établissements ne respectant pas leur repos de sécurité.

Mais l’Isni avait maintenu son appel à la grève face à l’absence d’annonce concernant sa revendication principale sur le samedi matin.

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