Grève des internes: faible mobilisation, pas de perturbations

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La grève des internes était peu suivie lundi, avec 5,62% de grévistes selon le ministère de la Santé, 25% d’après le syndicat à l’origine du mouvement opposé à la réforme du temps de travail proposée par le gouvernement.

Seuls 198 internes sur 3.524 s’étaient déclarés en grève à la mi-journée, a indiqué à l’AFP le ministère de la Santé.

Dans la matinée, Mickael Benzaqui, président de l’Intersyndicat national des internes (Isni), avait évalué leur nombre à 25%, s’appuyant sur les premiers retours obtenus par son syndicat.

C’est « globalement une bonne mobilisation », a affirmé le président fraîchement élu du principal syndicat d’internes spécialistes et généralistes.

« Différents types d’actions » étaient organisés au niveau local, selon lui, comme un sit-in ce midi au CHU de Bordeaux ou des rassemblements devant ceux de Reims et Poitiers.

Aucune perturbation majeure n’est à prévoir, dans la mesure où les grévistes peuvent être assignés. Ils peuvent également décider de rester travailler, en portant un brassard de gréviste, selon Mélanie Marquet, vice-présidente de l’Isni.

Dans certaines villes, comme à Montpellier, les internes étaient invités à se déclarer grévistes pour une ou deux heures, a-t-elle indiqué. Une manière symbolique d' »exprimer son mécontentement » sans perturber l’organisation des services ni « subir la pression des chefs ».

Dans un avis rendu en mars, la Commission européenne avait épinglé la France, estimant que les internes français passaient trop d’heures dans les hôpitaux: 60 en moyenne, selon une étude de l’Isni, loin des 48 heures maximum imposées par Bruxelles.

Pour rentrer dans les clous, le ministère de la Santé envisage de réduire les obligations de service des internes, actuellement découpées en onze demi-journées, en passant à 10 demi-journées.

L’Isni réclame que la demi-journée supprimée soit fixée au samedi matin, seul moyen selon lui de garantir l’application de la réforme. Ce créneau serait compté comme une garde, et donc mieux rémunéré, lorsqu’il est travaillé.

Le principal syndicat d’internes généralistes, l’Intersyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale (Isnar-IMG), n’a pas souhaité s’associer au mouvement de grève, le texte présenté par le gouvernement comportant selon lui des « avancées ».

Pour tenter de calmer la grogne des internes, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé vendredi un dispositif de sanctions à l’égard des établissements ne respectant pas leur repos de sécurité.

Une autre mesure mise en avant par le ministère vise à améliorer l’offre de stages. Le « taux minimal d’inadéquation », qui mesure le surplus de stages pour les internes, sera de 7% d’ici au printemps prochain.

Concrètement, cette mesure signifie que les internes auront davantage de choix, avec 107 terrains de stages minimum pour 100 internes, contre environ 100 actuellement.

Mais l’Isni a maintenu son appel à la grève face à l’absence d’annonce concernant sa revendication principale sur le samedi matin.

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