L’école se sent responsable des élèves au-delà de la scolarité obligatoire (Vallaud-Belkacem)

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L’école « plus qu’hier » se sent « responsable des enfants jusqu’à la fin de l’obligation scolaire » et « au-delà », a déclaré vendredi Najat Vallaud-Belkacem, qui présentera « dans quelques jours » avec le Premier ministre et le ministre du Travail un plan de lutte contre le décrochage scolaire.

« Ceux qui ont quitté le système scolaire en cours de route ne relèvent pas exclusivement d’une intervention sociale », a dit la ministre de l’Education nationale, lors du colloque « Aider tous les collégiens à réussir? » organisé par la Fondation de France à la Cité universitaire de Paris.

Le chiffre souvent évoqué de 140.000 jeunes quittant chaque année le système scolaire sans qualification, « masque » une statistique plus importante: « 620.000, le nombre d’élèves que l’on considère aujourd’hui comme en grande difficulté, qui ont décroché du système scolaire depuis des années. » C’est l’équivalent de la population de la Charente-Maritime, a-t-elle fait valoir.

Parmi les raisons du décrochage, elle a cité « le déterminisme social », qui pèse en France davantage qu’ailleurs selon l’enquête Pisa de l’OCDE, mais aussi « un cadre collectif qui ne prend pas suffisamment bien en compte le rythme et les capacités des différents élèves ».

« Une part trop importante de collégiens est en grande difficulté », l’organisation actuelle du collège « n’est pas capable » de leur apporter des solutions et « dans certains cas conduit à l’aggravation de leurs difficultés ».

Le ministère planche sur une réforme du collège. Sans remettre en cause le collège unique, « il s’agit de le repenser de manière à concilier enfin tronc commun d’un côté et prise en charge spécifique des élèves de l’autre », a-t-elle expliqué.

Il faut aussi « repenser les dispositifs » de prévention et lutte contre le décrochage.

Un décret sera bientôt publié sur le droit à un retour en formation pour les jeunes de 16 à 25 ans sortis du système scolaire sans diplôme ni qualification, leur proposant une « nouvelle chance » d’acquérir une qualification, en reprenant des études, en apprentissage, dans une « école de la seconde chance » ou dans une formation professionnelle.

« Tout jeune de 16 à 25 ans sans qualification obtiendra dans les quinze jours suivant sa demande un entretien avec un conseiller du service public régional de l’orientation que nous mettons en place », afin de lui présenter les possibilités de formation et définir avec lui « la plus adaptée à son profil, à son projet », a-t-elle dit.

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