Rémi Fraisse: AG à l’université de Rennes 2 puis manifestation pacifique

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Quelque 350 jeunes ont tenu dans le calme, jeudi, au sein des locaux de l’Université Rennes 2, une assemblée générale consacrée à Rémi Fraisse et aux actions à mener à la suite de sa mort, avant une manifestation pacifique de 150 d’entre eux, a constaté l’AFP.

Les participants ont rejoint à la mi-journée un amphithéâtre de l’université dont les locaux étaient ouverts au lendemain d’une fermeture générale décidée par la présidence de l’université pour « raisons de sécurité », mercredi après l’annonce d’une première AG.

A l’issue de l’assemblée générale qui a duré environ une heure, plusieurs participants s’interrogeaient sur l’opportunité de défiler « dans le calme, ou non ». « Si c’est juste pour déambuler ça ne m’intéresse pas », a souligné un étudiant, tandis qu’une étudiante s’interrogeait: « La violence, est-ce que ça ne nous décrédibilise pas dans notre lutte contre la violence » policière?

En outre un petit tract intitulé : « Ils tuent, nous occupons », appelant à un rendez-vous Place des Lices dans le centre de Rennes vendredi à 18H circulait dans l’amphi.

En début d’après-midi, quelques 150 personnes selon l’AFP sont partis en manifestation en direction du centre-ville dans une ambiance bon enfant.

EIles ont pénétré pacifiquement dans les cours de deux lycées publics pour appeler les lycéens à les rejoindre puis ont rejoint la Place Saint-Anne, au coeur de la ville, scandant notamment: « Tout le monde déteste la police et la police déteste tout le monde! ».

Après quoi une cinquantaine d’entre eux ont observé un sit-in pacifique de près d’une heure devant les forces de l’ordre qui défendaient le commissariat du centre après avoir déployé une banderole: « la police assassine, la justice acquitte, on n’oublie rien ». Les derniers manifestants se sont dispersés vers 17h30.

Près de 200 jeunes s’étaient déjà réunis en assemblée générale (AG) mercredi sur le campus Villejean de l’université Rennes 2 qui compte un total de 21.500 étudiants dont 17.500 à Villejean à l’ouest de Rennes.

Rémi Fraisse, militant écologiste, a été tué par une grenade offensive lors d’affrontements avec les forces de l’ordre sur le barrage de Sivens dans le Tarn, le 26 octobre.

Plusieurs manifestations, organisées ces derniers jours dans la capitale bretonne mais aussi à Toulouse ou à Nantes, ont donné lieu à des violences et des dégradations, après le décès du jeune homme.

Samedi, jusqu’à 300 manifestants, selon les autorités, ont défilé généralement dans le calme à Rennes en hommage à Rémi Fraisse, malgré l’interdiction de la préfecture.

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