Rémi Fraisse: AG d’une centaine d’étudiants à Rennes 2, malgré sa fermeture

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Une centaine de jeunes se sont réunis en assemblée générale mercredi sur le campus de l’université Rennes 2 malgré sa fermeture pour « raisons de sécurité », afin d’empêcher cette réunion consacrée aux suites de la mort du jeune écologiste Rémi Fraisse, a constaté l’AFP.

Plusieurs étudiants sur place ont dénoncé une réaction « démesurée de la présidence de leur université » alors qu’ils souhaitaient discuter des « violences policières » après la mort de Remi Fraisse tué par une grenade offensive lors d’affrontements avec les forces de l’ordre sur le barrage du Testet dans le Tarn, le 26 octobre.

Parmi les intervenants l’un d’eux a « dénoncé le fait de nous faire passer pour des écolos terroristes, des casseurs ». « Il faut prouver à la fac que ce type de mesure est complètement disproportionné par rapport a ce qu’on voulait faire ».

Ils ont d’ores et déjà appelé à une nouvelle AG pour jeudi à la mi-journée au sein de l’université.

Dans un communiqué mercredi, la présidence de l’université a réaffirmé avoir pris cette décision pour des raisons de sécurité.

« Cette décision n’implique pas que la direction de l’université n’est pas préoccupée par l’enchaînement des événements qui a conduit au décès de Rémi Fraisse. Il est important qu’il en soit débattu. Nul ne peut accepter qu’une question de société, comme celle posée par la construction du barrage de Sivens, soit à l’origine des évènements violents qui ont débouché sur la mort d’un jeune militant écologiste », ajoute le communiqué de l’université.

La fermeture de Rennes 2, annoncée aux étudiants, est initialement prévue pour durer 24 heures. Cette décision a été « condamnée » par le syndicat Unef qui s’est dit « choqué » dans un communiqué par la décision de la direction de l’université, « contrevenant à la liberté de réunion et d’association ».

EELV a également déploré cette décision la qualifiant de « mesure disproportionnée qui porte atteinte aux droits d’information, de réunion et d’expression, et risque de constituer un grave précédent ».

Plusieurs manifestations, organisées ces derniers jours dans la capitale bretonne, ont donné lieu à des violences et des dégradations, après les évènements du barrage de Sivens.

Samedi, jusqu’à 300 manifestants, selon les autorités, ont défilé à Rennes en hommage à Rémi Fraisse, malgré l’interdiction de la préfecture. Cette manifestation s’est toutefois déroulée généralement dans le calme, avec un seul blessé léger enregistré parmi les contestataires. Quelque 300 à 350 policiers et gendarmes avaient été mobilisés, selon la préfecture.

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