Rémi Fraisse: AG de près de 200 jeunes à l’université Rennes 2, malgré sa fermeture

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Près de 200 jeunes se sont réunis en assemblée générale (AG) mercredi sur le campus de l’université Rennes 2, malgré sa fermeture pour « raisons de sécurité » afin d’empêcher cette réunion consacrée aux suites de la mort de Rémi Fraisse et aux « violences policières ».

Les participants, assis par terre en cercle au milieu du campus de l’université dont tous les bâtiments étaient fermés, ont appelé à une nouvelle AG pour jeudi à la mi-journée.

« Il est prévu que les lycées se mobilisent demain et l’objectif est qu’il puisse y avoir une convergence entre la mobilisation étudiante mais aussi la mobilisation lycéenne (…) pour l’hommage que nous voulons rendre à Rémi Fraisse et la lutte que nous voulons mener », a expliqué le président de l’Unef de Rennes 2, Paul Le Damany.

L’appel provenant cette fois notamment d’organisations étudiantes appartenant à l’université, « la faculté sera ouverte demain », a indiqué le président de l’établissement, Jean Émile Gombert, lors d’un point de presse en début d’après-midi.

M. Gombert a expliqué que l’appel à la première assemblée générale, qui figurait au bas d’un tract appelant à une manifestation samedi dernier dans les rues de Rennes intitulé « Rémi est mort: faisons mouvement contre la police », était le fait de personnes extérieures à l’université et que son mot d’ordre était à « caractère violent », d’où sa décision de fermer l’université pendant 24 heures.

« Je maintiens que l’appel à la violence n’est pas une thématique qui aura sa place dans notre université », a ajouté M. Gombert. Pour autant « nous sommes comme beaucoup affectés par la mort de ce jeune militant: le débat sur comment on a pu aboutir à une issue violente, fatale, mérite d’être débattu », a-t-il ajouté.

Rémi Fraisse, militant écologiste, a été tué par une grenade offensive lors d’affrontements avec les forces de l’ordre sur le barrage du Testet dans le Tarn, le 26 octobre.

Parmi les intervenants à l’assemblée générale, un jeune homme a « dénoncé le fait de nous faire passer pour des écolos terroristes, des casseurs ».

EELV a également déploré la décision de fermer l’université, la qualifiant de « mesure disproportionnée qui porte atteinte aux droits d’information, de réunion et d’expression, et risque de constituer un grave précédent ».

Plusieurs manifestations, organisées ces derniers jours dans la capitale bretonne mais aussi à Toulouse ou à Nantes, ont donné lieu à des violences et des dégradations, après les événements du barrage de Sivens.

Samedi, jusqu’à 300 manifestants, selon les autorités, ont défilé généralement dans le calme à Rennes en hommage à Rémi Fraisse, malgré l’interdiction de la préfecture.

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