Jeune fille brûlée lors d’un bizutage: sept étudiants condamnés à des TIG

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Le tribunal correctionnel de Lille a condamné mercredi sept étudiants à des peines de travaux d’intérêt général (TIG), pour avoir brûlé une jeune femme au troisième degré aux jambes lors d’une séance de bizutage.

Cinq devront réaliser 140 heures de TIG et deux 210 heures, ces derniers étant également jugés coupables de violences en réunion. Les sept étudiants, quatre jeunes hommes et trois jeunes femmes, ont écopé chacun de 750 euros d’amende. Le tribunal a globalement suivi les réquisitions du procureur, abaissant toutefois de 250 euros l’amende pénale.

Concernant les intérêts civils, une nouvelle audience se déroulera en juin 2015.

« Cette décision (de justice) peut être dissuasive, en tout cas je l’espère », a confié Loïse, 20 ans, qui dit poursuivre « normalement » ses études supérieures.

Le 10 octobre 2013, la jeune femme, qui vient d’intégrer une classe d’hypokhâgne du prestigieux lycée Faidherbe de Lille, reçoit un texto fixant un rendez-vous pour subir un rite d’intronisation afin d’entrer au « KB » (« Komité de bienvenue », ndlr). L’association, destinée à promouvoir l’intégration des nouveaux étudiants, est un « mythe » dans le lycée, comme l’avait expliqué une prévenue.

« Curieuse » de découvrir le mystérieux KB, la victime dit avoir été rassurée par texto par sa « marraine »: « Tu vas voir, c’est assez déconcertant, montre leur que tu n’as peur de rien », lui avait-elle écrit.

Accueillie par le chef du KB, baptisé « 69 », la jeune fille est soumise au rite: les yeux bandés, déchaussée et privée de son portable, on lui impose « l’étoile », la faisant tourner plusieurs fois sur elle-même pour la désorienter avant de pénétrer dans l’appartement.

Entourée de sept personnes, on la met à genoux et on lui projette de la lumière dans les yeux. La jeune femme subit un « interrogatoire », devant répondre aux questions du « Komité », certaines graveleuses.

En raison de ses réponses insolentes, deux membres du comité la giflent une dizaine de fois.

De retour à son domicile, la jeune fille avait constaté qu’elle avait été brûlée accidentellement par la lampe qui avait servi à l’aveugler.

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