Plus d’une centaine de lycéens manifestent à nouveau à Paris après la mort de Rémi Fraisse

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Plus d’une centaine de lycéens ont manifesté vendredi dans les rues de Paris après avoir perturbé l’accès à leurs lycées pour la deuxième journée d’affilée, pour protester contre la mort de Rémi Fraisse, jeune militant écologiste tué à Sivens.

Aux cris de « Lycéens révoltés, policiers menacés » ou encore « Rémi abattu, lycéens dans la rue », les manifestants, rassemblés place de la Nation (sud-est de Paris), ont marché en fin de matinée vers la place de la Bastille pour rallier un autre rassemblement, organisé par le syndicat lycéen FIDL, avant d’arriver en milieu de journée sur la place de la République, beaucoup moins nombreux.

« Tous ont le sentiment d’avoir perdu quelqu’un en qui ils se reconnaissent. Et c’est eux qu’on accuse d’être violents », a dénoncé Guillaume Loïc, un étudiant militant du NPA.

« Rémi est la dernière victime des crimes d’Etat, mais on a tous une petite histoire avec les crimes policiers », a ajouté à l’AFP Hugo, en seconde.

Outre Rémi Fraisse, un nouveau mot d’ordre s’est greffé au mouvement, la défense des lycéens sans papiers. Plusieurs élèves ont notamment évoqué le cas d’un jeune Mauritanien prénommé Yero, mineur placé en centre de rétention et menacé d’expulsion, selon le Réseau éducation sans frontières (RESF).

Plusieurs manifestants ont notamment rappelé leur mobilisation lors de l’affaire Leonarda, la jeune Rom kosovare dont l’expulsion, l’an passé, avait fait descendre dans la rue des milliers de lycéens.

Louise, en terminale, a expliqué qu’elle manifestait « pour Yero, contre les expulsions et pas contre les violences policières », avant d’ajouter « c’est pas très réussi cette mobilisation, il y a un double mot d’ordre, ça n’est pas très clair ».

En début de matinée, une vingtaine de lycées ont été bloqués, « dont trois totalement », selon une porte-parole du rectorat de Paris. Sur les autres établissements, « on a des barrages filtrants avec différents types de mobilisations, certaines très légères et d’autres plus importantes », avait ajouté le rectorat.

Cette deuxième journée consécutive d’appel aux blocages, sous la pluie, semble avoir moins mobilisé que la veille, au cours de laquelle 29 établissements avaient été touchés dont 15 totalement bloqués, selon une source policière.

Interrogée sur i-Télé, la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem a dit comprendre « l’émotion sincère qui est la leur, face à cette tragédie », tout en appelant au calme. « Je demande à ce qu’il n’y ait ni violence ni débordement car ce serait faire injure à la mémoire de Rémi Fraisse », a-t-elle ajouté.

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