Numérique: un rapport pour transformer l’économie française en trois ans

logo AFP

Un rapport sur la transformation numérique de l’économie française, remis vendredi au gouvernement, détaille 180 propositions pour que la France se saisisse d’ici trois ans « des opportunités offertes ».

« Il faut s’adapter aux règles d’aujourd’hui. 54% des emplois en Europe vont être profondément transformés » par la numérisation de l’économie, a souligné son auteur Philippe Lemoine, président de la fondation Internet Nouvelle Génération, citant des chiffres du centre de réflexion Bruegel.

Mais « la transformation numérique présente pour la France bien plus d’opportunités que de risques », assure-t-il dans son rapport.

Lors de son intervention jeudi soir sur TF1 François Hollande a assuré vouloir faire des trois domaines de la transition énergétique, de l’économie numérique et de la santé, « une excellence française ».

Le document a été remis à Bercy en présence de Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique et d’Axelle Lemaire, secrétaire d’État au Numérique.

« Le numérique est transversal, il impacte tous les secteurs économiques, il est disruptif et doit se transformer en création d’emplois et non l’inverse », a souligné Axelle Lemaire, selon laquelle « le numérique est devenu un combat politique ».

Parmi les 53 mesures « à lancer à court terme », le rapport insiste sur la nécessité d’améliorer la formation au numérique dans les écoles, au travers d’une « diffusion massive des usages du numérique ».

Concernant les entreprises, le texte préconise de les contraindre à rendre publique « leur politique d’exploitation des données personnelles », de mettre en place un cadre réglementaire et fiscal favorable aux fusions-acquisitions entre start-ups ou encore de créer une agence de notation numérique « pour évaluer la maturité numérique des entreprises ».

Le rapport est aussi favorable au développement de services publics 100% numérique, au soutien à des fondations comme Wikipedia ou Mozilla, ou encore à l’organisation en France « de la première exposition numérique universelle ».

Il détaille ensuite un panel de 118 mesures à mettre en place dans le cadre « d’un plan triennal ».

Philippe Lemoine propose notamment de développer de nouveaux modes d’identification des paiements (par exemple par empreintes digitales), de créer le « Bison futé » des transports publics en temps réel, et de « faire de l’e-tourisme un secteur stratégique » soutenu par « la BPI (la banque publique d’investissement devenue Bpifrance, ndlr) avec une implication du Medef et des CCI ».

Dans le domaine de la santé, il encourage la création de parcours « 100% numérique » pour les patients, une formation des professionnels de santé au numérique, et le remboursement des applications mobiles jouant un rôle en matière de prévention (du diabète par exemple).

La transformation numérique doit permettre aussi de mieux protéger l’environnement, avec le développement de compteurs intelligents (capables d’informer sur la consommation d’électricité en détails et en temps réel) et d’aider les entreprises avec la création « d’une plateforme de crowfunding (financement participatif, ndlr) pilotée par la BPI ».

Le rapport de M. Lemoine avait été commandé en janvier par les ministres de l’époque Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin.

coc-lgo/fka/bma

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. ©2014 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Recherche dans les archives

Vous